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 Ancthor, l'ex Ange

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Ancthor
Invité



MessageSujet: Ancthor, l'ex Ange   Mar 5 Déc 2006 - 20:44

**********************************
*Dans un passé proche, Au Mont Olympe*
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Ancthor prenait le chemin du retour pour apporter des nouvelles du Mont Olympe aux Sanctuaire de Zeus.

Il regarda autour de lui, il ne vit rien, ce territoire etait assez bien protéger vue que deux dieux protégeait le secteur, Zeus et Hadès.

L’ange avait pourtant un mauvais pressentiment, il se sentait épié. Il continua son chemin comme si de rien, mais il restait sur ses gardes.

Tout a coup, une ombre apparu devant lui et vue une énergie agressive se dégageait de lui. L’ancien Général des Foudres de Zeus se mis tous de suite en garde et réagit, tout de suite, une énergie bleue apparu autour de lui, il mis son point en arrière puis d’un seul coup l’Ange cria :


« QUE LA FOUDRE DE ZEUS TE TRANSPERCE ! »

L’ange donna un coup de poing ,en direction de son adversaire, un eclair en jaillit presque par miracle et frappa son adversaire, au torse, qui fut projeté violemment en arrière des morceaux de l’armure de la victime du coup vola en morceau.

C’est a ce moment que le guerrier de Zeus remarqua que son adversaire etait un chevalier d’Athéna. Celui-ci se releva , son armure était bien entamé et des débris tomba a terre et il essuya du revers de main le petit filet sang qui sortait de la bouche. Le chevalier avait un sourire à la bouche mais ne dit pas un mot, ceci pendant toute la durée du combat.

Le guerrier d’Athéna fit exploser son cosmos et d’un geste vif, une sphère fonça droit vers Ancthor, celui-ci ne put l’arrêter. Il sentit une douleur affreuse traverser tout son corps et chancela a son tour a terre, L’ange ne compris pas tout de suite ce qu’il lui arrivait, il se releva aussi sec et décida d’augmenter son énergie intérieur.

Le chevalier couru vers lui, et lui envoya un uppercut prévisible et normalement facile a arrêter mais Ancthor sentit qu’il avait perdu de rapidité a réagir et le coup de poing en pleine face ce qui provoqua de reculer de quelques mètres.

Ancthor compris que le coup qu’il a reçu avant cette uppercut, l’avait affaiblit physiquement. Il décida donc de concentrer sa force intérieur pour compense la perte de son habilité physique.

Son adversaire augmenta son cosmos aussi mais il remarqua que sa résistance augmenta en même temps que son énergie.

L’Ange ne bougea et réfléchi comment il pouvait remporter son combat.

Le Chevalier repartie a la charge et enchaîna coups de poing, coup de pied et sa terrible attaque. Ancthor était entre compenser sa faiblesse physique par sa force intérieure et riposte des attaques de son adversaire.

Le combat tourna rapidement à la défaveur de l’Ange, il se sentait de plus en plus faible, de moins en mois en rapide, mais Ancthor vendait chèrement sa peau. Son adversaire avait au moins des cotes cassées, un bras de déboîter, mais cela ne suffit pas.

Le Chevalier décocha un terrible coup de pied sauté da la tete de l’ange et celui-ci tomba définitivement a la renverse dans l’inconscience.

Le chevalier repartie avec difficulté laissant son adversaire à l’agonie.
Quand celui-ci avait quasiment disparut, deux gardes accouru vers Ancthor. L’un d’eux s’agenouilla vérifia si il vivait encore puis regarda ses blessures. Le garda sortie d’une besace de quoi faire les premiers soins à Ancthor et quand celui-ci avait fini appela son camarade, qui faisait la garde, pour transporter Ancthor au campement pour qu’il est des soins plus complet. Mais l’autre garde ne bougea pas.

Le premier se leva et alla a la direction de son compagnon


« Et ca t’arrive de répondre quand on t’appelle ? » lui dit t il dans une demi colère et lui faisant une petite frappe dans le dos de son camarade.

Au moment de l’impact de la petite frappe, le garde tomba a terre, raide mort. Le premier pris de panique, recula, il vit un homme vêtu de noir, son visage abrité d’une capuche avec une aura mystérieuse qui sortait de lui.

Le garde dit :

« Qui va la ? »

Aucun son ne sortie de la bouche de guerrier mystérieux mais disparu de la vision du garde.

Le garde regarda tout autour de lui, et voyait que l’étranger avait disparu. Il regarda son compagnon, puis tout à coup il senti une main le toucher la mâchoire et qu’un bras entourer le haut torse, et sans qu’il pu rien faire, il regarda a droite à gauche, il entendit un craquement, puis sa vue s’assombrit.

Le guerrier mystérieux lâcha sa prise qui allait se choir à terre.

Il prit la lance d’un garde et alla vers l’Ange inconscient, Il pointa l’arme vers sa gorge, d’un grand geste il recula l’arme et l’avança droit vers la gorge d’Ancthor.

La pointe s’est arrêté net, un millimètre de sa gorge. Puis le guerrier habillé de noir lanca sur le coté l’arme et s’agenouilla à coté d’Ancthor.


« J’aurais pu te tuer cette fois ci, mais c’était pas marrant… Quand j’ai tué tes parents et ton pere adoptif devant toi, tu étais conscient… la ça me rabaisserais… nan, ton heure n’est pas encore venue… depuis que tu as survécu à ma plus terrible attaque… mes maîtres se sont intéresser a toi et vois en toi un grand destin… »

Puis il se leva brusquement

« Fout esse, je t’ai observé depuis longtemps, tune est pas un guerrier extraordinaire… Que voit mes maîtres en toi ? Peut etre que c’est ton statut de sage et général qui te rend dangereux… Nan… »

Il se remis a genoux

« Je dois t’éloigner de ton destin… il le faut… mais comment ? »

Il se releva, il savait que le temps était compté car il savait que le Maître d’Ancthor, Sando, un terrible guerrier surveillait son élève. De plus, il allait aussi à l’encontre de ses maîtres… mais ça, il pourrait toujours trouver une explication. Quand une idée lui vint en tete.

Il avait droit à une technique qui venait de ses maîtres celle-ci etait plus de l’incantation.

Il déclencha son cosmos noir dorée, Il mit ses deux mains au niveau de la tête d’Ancthor.

Une énergie recouvrit tout Ancthor

Puis le guerrier Noir cria :

« QUE LE RAYON DE L’ESPRIT T’ENFONCES DANS LES TENEBRES ETERNELLES DE L’OUBLIE »

Puis le guerrier se releva, il souffla, il était épuisé par cette technique mais il devait continuer pour que son plan marche. Il enleva tout symbole de Zeus que l’Ange avait sur lui puis, il disparu avec Ancthor du Mont Olympe.

***********************************
*Quelques heures plus tard, sur une plage *
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Le Guerrier laissa tomber de son épaule Ancthor toujours inconscient.

Il se retourna et lui dit


« Maintenant, ton esprit est prisonnier d’une technique imparable celle-ci emprisonne ta mémoire, il te sera impossible de la retrouver sans mon aide »

Il ricana d’un rire sadique puis disparu comme par enchantement.

Le chevalier était inconscient, nu comme un ver.

***

Deux gardes portant un trident sur leurs boucliers faisait leur ronde habituel, discutait entre eux, cette plage était un endroit calme ou peu combat se passait.

Quand tout à coup, l’un d’eux, percuta quelques choses et tomba, Les deux gardes était surpris de voir sur le fait qu’un homme nu se trouvait sur cette complètement inconscient. Inconscient, non, l’homme ouvrit les yeux., il mis un moment avant de bouger.

Entre temps, les deux gardes avait repris une position de défense, ne savant pas quoi faire.

L’homme essaya de se relever, et tomba, il recommença plusieurs fois. Les Gardes le regardaient faire sans intervenir.

Même si ce n’en que des gardes, il ressentait une énergie assez puissante sortir de cette etre quand celui-ci se trouva de nouveau debout.


« Ou suis-je ? Que fais je ici ?» Demanda-t-il aux gardes

L’un d’eux répondit


« Tu es a cote du sanctuaire de Poséidon, Dieux des Mers et toi, qui es tu ? Que fais tu ici »

Le guerrier regarda les hommes de Poséidon, le regard vide, il resta un moment comme ça

L’autre garde comme ça a crier sur l’homme dévêtu

« ALORS, REPONDS ! »

Le chevalier ferma les yeux

« Je ne sais pas… J’ai oublié… un seul mot résonne dans ma tête… un nom… Ancthor… Est-ce bien mon nom ? »

Les deux gardes se regardèrent et se comprirent tout de suite.

Ils pointèrent les glaives vers lui.


« Soit pour Ancthor… Tu seras pour l’instant notre prisonnier… On va t’amener devant les Oracles de Poséidon qui détermineront ton sort… seuls eux on la sagesse pour prendre cette décision… »

Puis ils firent comprendre Au jeune homme d’avancer…

Le soleil était sur le point de se coucher.
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Ancthor
Invité



MessageSujet: L'enfance d'Ancthor   Mar 5 Déc 2006 - 23:20

[HRP]Je vous le bg qui m'a permis d'etre validé chez les anges, Donc, ce texte se passe avant celui du dessus. Sur celui ci, je ne l'ai pas fait tout seul et j'en remercie encore une enieme fois mon ami.[/HRP]

***

L’hiver avait été particulièrement rude. Le blizzard soufflait violemment contre la cabane de bois perdue dans la forêt finlandaise. La porte s’ouvrit et laissa entrer un homme encapuchonné qui referma prestement la porte avant que le froid ne s’y engouffre. Il secoua son manteau de fourrure, et la neige se mit à fondre sous la chaleur du feu de cheminée.

Le robuste guerrier aux longs cheveux gris bleutés s’approcha du lit où dormaient sa femme et son fils. Il caressa les longs cheveux dorés de son épouse et souleva délicatement l’enfant, le berçant sans même le réveiller. Les yeux de l’homme étaient remplis d’amour pour le petit être à qui il souriait en marchant doucement devant le feu.

« Qu’a-dit l’oracle ? »

La jeune femme s’était réveillée sans que le guerrier s’en aperçoive. Ses traits sereins dans le sommeil trahissaient maintenant son inquiétude tandis qu’elle fixait le nouveau-né dans les bras de son père. Le vent se mit à souffler plus fort, sifflant dans la cheminée et faisant craquer les arbres à l’extérieur.

Les traits du guerrier se muèrent en une expression de tristesse.
« Il va nous falloir partir... La guerre avec Asgard semble inévitable et... »
L’homme caressa la joue du bébé avec son doigt, que le nouveau né entreprit d’attraper de ses mains minuscules en riant.
« ...Et il a un destin... Nous allons devoir partir... »
La jeune femme acquiesça, baissant la tête tristement. L’homme s’assit à son coté, serrant contre lui sa femme et son fils.

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* Quelques temps apres au Sanctuaire d'Athéna*
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Un homme mystérieux et noir donna un violent coup de pied dans les côtes de l’homme à terre. Le robuste guerrier aux cheveux gris-bleus, que le temps ne semblait pas avoir affecté, fut projeté contre une colonne brisée.

Le guerrier éclata de rire : « J’avais cru comprendre que je trouverai un guerrier digne de ce nom ici... Mais j’ai du me tromper. Il n’y a ici que des faibles... »

L’homme se releva malgré tout, tenant à peine sur ses jambes. Une aura blanche glacée commença à illuminer son corps. Le soldat, sûr de lui, ne leva même pas sa garde, il arbora un rictus où la moquerie se mêlait à la cruauté : « On dirait que tu te décides enfin... » .

L’homme se jeta sur le son adversaire et lui décocha un violent coup de poing. L’homme sombre ne prit même pas la peine d’esquiver. Il reçut le coup sur la joue, détournant légèrement la tête, un filet de sang minuscule coulant à la commissure de ses lèvres. « Faible... Et ridicule... » . Un éclair doré jaillit de la main du Chevalier, projetant l’homme contre le mur de sa demeure, à la porte de laquelle se tenaient blottis sa femme et son fils.

Une fois de plus, il se releva, intensifiant son aura. « Tu... Tu n’as pas le droit, l’Oracle nous a offert l’asile depuis tro is ans, lorsque nous sommes arrivés de Finlande... De quel droit oses-tu porter la main sur ceux à qui le Grand Pope lui-même a offert sa protection ! »

Le guerrier renversa sa tête en arrière et lança un rire cruel. Il pointa le doigt sur l’homme. « Eh bien sache que j’ai des nouvelles pour toi ! l’Oracle semble avoir changé d’avis ! Il a ordonné de chasser ou de tuer tous les étrangers présents au Sanctuaire, et malheureusement pour vous j’ai opté pour la seconde solution ! Maintenant que je t’ai affronté je me dis que de toute façon, des guerriers aussi faibles que toi ne devraient même pas avoir eu l’honneur de fouler le sol sacré, et je vais y remédier tout de suite ! »

L’étranger leva son bras au dessus de sa tête, index pointé vers le ciel. « Dans ma grande bonté je vais vous faire l’honneur de ma plus puissante attaque » Un sombre tourbillon se forma au dessus de lui, soulevant les cheveux de la jeune femme blonde qui serra son fils un peu plus contre elle. Le jeune garçon, âgé d’à peine 5 ans, était terrorisé. L’homme aux cheveux gris-bleus eut tout juste le temps de se placer devant les siens, bras en croix.

« PAR LES VAGUES D’HADES ! ! ! » Le tourbillon se fit plus fort, projetant la jeune femme au sol. Elle entrepris de protéger de son corps son fils, et sentit l’ombre du guerrier. Elle leva les yeux, et constata que son mari avait disparu. « C’était stupide ! Stupide et inutile ! Ton guerrier de mari n’a fait que retarder votre mort de quelques instants. Comme je n’aime pas séparer les familles, je vais y remédier tout de suite ! »

« PAR LES VAGUES D’HADES ! ! ! » La jeune femme se sentit aspirée. Ce fut sa dernière sensation.
Le jeune garçon se sentit flotter, et se retrouva à terre dans un lieu où il n’y avait pas de ciel. Un lieu de terreur où la seule lumière était celle des âmes damnées et le seul bruit celui des lamentations. Il se remit sur ses pieds, le sol rocailleux lui déchirant la plante de pieds. A l’horizon, il ne voyait que des colonnes de silhouette avançant péniblement vers une destination inconnue. Parmi ces silhouettes, il en reconnut deux.

Ancthor s’élança. « Papa ! Maman ! Ne me laissaient pas tout seul ! » Il fut arrêté net après quelques mètres, et se sentit soulevé du sol. L’étranger tenait le jeune garçon par le col à hauteur des yeux. Ce dernier avait beau se débattre, jamais il n’aurait pu desserrer son étreinte. « Je dois te féliciter petit ! Jamais aucun de mes adversaires n’avait réussi à demeurer conscient après les vagues d’Hadès. Si j’en avais besoin je ferai de toi mon disciple mais hélas pour toi je me débrouille très bien tout seul et je n’ai nullement envie de m’encombrer d’un microbe dans ton genre ! Adieu donc ! »

Tandis qu’il se débattait, Ancthor n’avait pas remarqué que le sombre guerrier s’était déplacé, et qu’il se trouvait au bord d’un gouffre insondable. Masque de Mort Projeta le jeune garçon dans le vide et se retourna, marchant lentement.

Ancthor se sentit chuter lentement, et se dit que tout était terminé. Il ferma les yeux, et sentit qu’il perdait connaissance.

Le meurtrier se retourna brusquement. Il aurait juré sentir une cosmo-énergie étrangère pendant une fraction de seconde. Mais comment cela aurait-il été possible, ici, dans les cercles de l’esprit ? « Qui est là ? Montre-toi ! » De l’autre coté du gouffre se tenait une silhouette agenouillée qui déposa doucement le jeune garçon sur le sol. L’inconnu aux courts cheveux bleu nuit releva lentement la tête, dévisageant l’assassin de ses yeux sombre. Un léger sourire se forma au coin de ses lèvres.

Ancthor s’agita, et tenta en vain d’ouvrir les yeux. Il céda de nouveau au poids qui pesait sur son âme en ce lieu maudit, et perdit à nouveau connaissance.
Mais juste avant, il aurait juré avoir entendu une phrase :

« A nous deux ! »


Ancthor avait beau tourner ses souvenirs dans tous les sens, il n’arrivait toujours pas à comprendre comment il était arrivé là. Il se trouvait dans un lieu qui ressemblait au Sanctuaire d’Athéna mais il était différent…

Un garde se rapprocha de lui, furieux :
« Gamin qu’est ce que tu fais au plein milieu du Sanctuaire de Zeus… tu n’as pas le droit d’être la… »

Le petit blondinet était transit de froid, de peine et de peur il se mit à pleurer…

Le garde fut surpris et peine de voir l’enfant dans cet état… mais il n’avait pas le choix… sinon il aller être punit…

« Gamin, vient avec moi… »

Il le pris dans ses bras

« Je vais t ‘amener à ma caserne… je dois te mettre en prison… pour avoir violer ce lieu interdit… mais ne t’inquiète pas… je vais prendre soin de toi… »

L’homme pris le chemin inverse et s’enfonça dans la nuit.
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Ancthor
Invité



MessageSujet: L'entrainement d'Ancthor partie I   Mar 5 Déc 2006 - 23:23

Quelques temps plus tard

L’enfant fut envoyer en Roumanie plus exactement au lac noir de Stregoicavar … pour subir un entraînement un peu spécial… On avait déceler en lui un grand potentiel… Mais pour Ancthor… Il ne comprennais pas pourquoi ce voyage… A ce moment la…

Il regarde autour de lui, agitant sa tignasse blonde en tachant de percer l’épais brouillard. N’y voyant rien, il décide de poser son léger sac de voyage par terre, et il s’assoit en tailleur, regardant la barque qui l’avait amené ici s’éloigner doucement. Bientôt il n’entend plus que le bruit des rames frappant l’eau, et puis plus rien.

« Tu compte rester ici longtemps ? »

La voix venait de derrière du garçon, mais il met un moment à distinguer précisément sa source. Un homme sort alors du brouillard. C’est un jeune homme d’une vingtaine d’années. Il a les cheveux bleus nuit et des yeux sombres qui ont un air moqueur. Il porte une tunique de peau grise avec un plastron de cuit marron par-dessus. Son pantalon est noir et il porte des chausses de fourrure attachées par des lanières.
Il s’approche à pas lents, tandis que tu te demandes où tu as déjà entendu cette voix. D’une certaine façon elle le terrifie car elle lui rappelle l’homme qui a massacré ses parents.

« Je m’appelle Sando, nous allons passer un moment ensemble je crois… » Il se met alors à rire bruyamment, mais tu ne l’imites pas, car tu n’as aucune envie de rire. Tu serres ton sac contre toi, et tu suis l’homme qui commence à s’éloigner en te faisant signe de la main.

Le mobilier de la petite cabane est pour le moins rudimentaire. Deux petits lits, une table, deux chaises, un petit meuble bancale et une cheminée dans laquelle mijote un petit chaudron de ragoût.

« Ce n’est pas terrible, mais c’est ce que tu trouveras de mieux dans la région…A des kilomètres à la ronde autour du lac s’étend la roche et au-delà c’est la montagne. La seule végétation qui pousse ici est une sorte de lichen, et quelques mousses, sans compter bien sûr les algues du lac…En parlant du lac, j’espère que tu aimes le poisson, car hormis les fauves et les bêtes sauvages que tu peux rencontrer si tu sors des chemins que je t’indiquerai, il n’y a pas franchement de bétail. Mais parfois, on peut faire avec ! » Sando pose sa main sur sa nuque et se met à rire, reprenant son sérieux lorsqu’il se rend compte qu’il rit tout seul.

Bon, trêve de plaisanterie, je suppose que tu as faim. Tu iras te coucher après, et profite bien de cette nuit de sommeil, car nous nous levons demain à l’aube pour commencer ton entraînement. L’hiver arrive vite dans la région, et je préfèrerais que tu commences avant les premières neiges.

Sando prend l’une des deux écuelles sur la table et y verse une bonne louche de ragoût brûlant. Il tend à Ancthor l’écuelle avec un sourire que tu lui rends volontiers. A ce moment son estomac se met à gargouiller et il éclate de rire. Cette fois le garçon ne tarde pas à l’imiter, et lorsqu’il s’arrête ils se regardèrent longuement.

Ancthor se dit que ce ne sera peut-être pas facile, mais il est persuadé qu’il sera bien ici…

Lorsqu’Ancthor se réveille le lendemain matin la cabane est vide. Il se lève et il avale un morceau de pain et un gobelet de lait laissé sur la table à ton intention. A l’extérieur tu entends un craquement de bois, et il sort précipitamment, terminant d’enfiler les chausses de fourrure que Sando t’a montré la veille.

Devant la maison s’entassent plusieurs troncs d’arbre les uns sur les autres, fraîchement coupés. Le jeune garçon aurait juré qu’ils n’étaient pas là la veille. Sando s’essuie les mains l’une contre l’autre, et te regarde…

« Juste à temps on dirait ! Bien…Alors commençons… » Sando ramasse une hache sur le coté de la cabane et te la tend. Au moment où Ancthor l’agrippe il la retient un instant, et le regarde dans les yeux. « Bientôt, tu n’en auras plus besoin… », le garçon s’apprête à sourire puis il te ravise, réalisant que Sando est parfaitement sérieux. « Au travail petit ! » D’un ample mouvement de la main il te désigne les troncs d’arbres, avec un sourire cette fois.

Lorsque le soleil disparaît derrière l’horizon le soir même, tes mains sont couvertes d’ampoules, et il n’a même pas terminé le premier tronc. Des morceaux coupés maladroitement jonchent le sol, et tous tes muscles te font mal. C’est à peine si il arrive à encore soulever la hache.

Il aperçoit alors Sando gravissant les derniers mètres de rocher avant la cabane. Il porte un bâton au bout duquel sont pendus quelques poissons, et il a jeté un canard sauvage sur son autre épaule. Il dépose le tout devant la cabane, et revient, contemplant piteusement ton travail de la journée. « Je crois que ça ira pour aujourd’hui…Va donc laver tes mains au lac…Tu recommenceras demain »

Ton poing se fracasse une nouvelle fois sur la roche noire sans y laisser de traces, si ce ne sont celles de ton propre sang. Il serre les dents en refoulant la douleur, et il te remet en garde. Voilà presque cinq ans que il t’entraîne sous la tutelle de Sando. Au cours des années il a su endurcir et ton corps et ton esprit, affrontant le froid des nuits, apprenant à éviter les pierres, puis les rochers que ton maître propulsait vers toi les jours où le brouillard ne permettait même pas de voir sa main tendue devant soi. Il a appris à attraper le poisson à mains nue, ne faisant plus qu’un avec la roche, le lac, le ciel, immobile jusqu’au moment où ta main se refermait en un éclair sur l’animal. Une fois de plus il jette ton poing de toutes tes forces, et elles sont grandes, sur le roc, mais il n’y gagne qu’une nouvelle blessure.

« Tu ne t’y prends pas de la bonne façon…Tu crois pouvoir briser la pierre avec tes os et tes muscles, mais nul mortel n’est capable de cela…Pour briser la pierre, tu dois faire brûler ton cosmos, et en utiliser l’énergie… »

Sando se place face au roc sombre, et une aura bleue ne tarde pas à apparaître autour de lui, comme un nuage scintillant. Sando expire lentement, et brusquement tous ses muscles se tendent. Au moment où il ouvre les yeux, son poing se retrouve enfoncé dans le roc, et des fissures ne tardent pas à apparaître de part et d’autre. Le rocher s’effrite, des morceaux se détachent et finalement il vole en éclats. « Comprends-tu ce que je veux te dire ? Tu dois trouver cette force, le Cosmos, au plus profond de toi, et donner la forme que tu souhaites à cette énergie…Alors tu maîtriseras le Cosmos, et tu pourras briser les montagnes…. »

Ce soir là, un violent orage éclata. Une bonne odeur de poisson grillé régnait dans la petite cabane. Sando et toi vous exerciez au bâton lorsque les gouttes avaient commencé à tomber, et vous aviez continué plusieurs heures après le début de l’averse, ne cessant l’entraînement que lorsque la nuit était devenue trop noire.

Un éclair zébra le ciel et vint frapper le sommet d’une roche plate à quelques centaines de mètres. Pendant plusieurs minutes, il aurait juré avoir vu une ligne verticale briller dans l’obscurité, à l’endroit où l’éclair avait frappé. Il t’était bien frotté les yeux, mais il voyait toujours la même chose. Trois fois, le phénomène se produisit, et à chaque fois, il avait vu la fine colonne verticale au sommet de la roche plate.

Le lendemain matin, il t’était rendu sur les lieux. Il y avait une odeur de roche brûlée à cet endroit, et il avait découvert une tige métallique dorée plantée dans la roche. Il avait beau faire, rien ne pouvait la bouger. Au bout de deux heures, tes mains glissèrent à nouveau de l’objet et il bascula à nouveau en arrière, te retrouvant sur le dos. La silhouette de Sando se pencha sur toi, masquant la lumière du soleil. Il riait à pleine gorge.

« Le moment viendra, Ancthor, mais pas aujourd’hui…Il te reste encore beaucoup à faire… »
Ton maître t’avait aidé à te relever, puis il t’avait accompagné au lieu où vous vous entraîniez, t’expliquant qu’un jour viendrait où il passerait ici l’épreuve qui déterminerait si oui ou non tes années d’entraînement avaient servi…Il ne te rappelle plus très bien ce qu’avait expliqué ton maître ensuite, il avait détourné la tête, fixant intensément cette tige métallique. Ce jour là, il avait juré d’en venir à bout, même s’il fallait détruire la montagne pour cela.
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Ancthor
Invité



MessageSujet: L'entrainement d'Ancthor partie II   Mar 5 Déc 2006 - 23:25

Il se redresse d’un bond dans ton lit. Sando est parti depuis deux jours maintenant, et ne rentrera pas avant une semaine. L’hiver est rude. La roche est couverte de neige, et le lac est gelé. Sando a du partir chercher des vivres pour que vous puissiez vivre jusqu’au printemps, mais il continue seul ton entraînement pendant ce temps.

L’espace d’un instant, il a cru son maître de retour, car il a senti une grande force. Mais ce n’est pas Sando, il en est certain. En quelques minutes il est chaudement habillé et poussé par la curiosité, il s’approche de la falaise par delà laquelle s’étend la forêt. Et il y a bien quelqu’un.

Une jeune fille, de ton âge sûrement, est en garde face à la paroi de roche gelée. Debout sur ton rocher, il ne peut détacher ton regard d’elle. Les yeux fermé, elle se concentre, et peu à peu, une aura bleue cristalline se dégage de son corps, soulevant ses cheveux roses coupés en carré long, et soulignant la blancheur de sa peau claire. Ses vêtements de fourrure grise sont usés et déchirés par endroits. Elle a du beaucoup voyager.

Absorbé par ta rêverie il te rend compte que son aura s’est prodigieusement développée. Il a fait de grands progrès ces derniers mois, mais ce n’est rien par rapport à ce qu’elle est en train de faire. La roche sous ses pieds se couvre de givre et s’effrite tandis que l’air, même à plusieurs dizaines de mètres, se fait glacial.

Soudain, elle tend les mains en arrière et les ramène brusquement en avant, comme un majestueux mouvement d’ailes. Un souffle glacial jaillit de ses mains, recouvrant la paroi rocheuse de plusieurs centimètres de givre. Dans un cri guerrier, elle enfonce son poing dans la glace jusqu’à l’épaule, puis le retire vivement et fait un bond en arrière. Elle vacille et s’effondre genou à terre, à bout de souffle.

Un morceau de roche se détache de la paroi, puis un autre, et encore un autre. Tandis qu’elle relève la tête son regard se fige. La paroi s’effondre en une avalanche de roche et de glace, et elle vient d’apercevoir un lapin terrifié au pied de la falaise. Sans hésiter elle s’élance, rapide comme le vent, saisit l’animal, mais il est trop tard. Des tonnes de terre gelée s’effondrent sur plusieurs mètres.

Heureusement, il était là. Il bénit ton maître pour ton entraînement qui t’a permis de te déplacer si vite, et il dépose la jeune femme inconsciente sur le sol. Le lapin s’échappe de ses bras et s’éloigne en courant, jetant un dernier regard en arrière avant de disparaître.

Pendant deux jours, la jeune femme reste inconsciente. Il la veille aussi souvent que le permet ton entraînement, et il la retrouve éveillée en rentrant dans la cabane un soir. Comme chaque soir, il défait ses bandages autour de sa tête en silence, pour les changer et laver les anciens. Puis il lui verse un peu de soupe, et il lui tend le bol avec un sourire.

Elle répond à ton sourire et elle avale sa soupe en silence. Lorsqu’elle a fini, elle pose l’écuelle de bois sur sa couverture. Un voile de tristesse passe sur ses yeux lorsqu’elle te regarde…

« Je m’appelle Frida…Je viens d’un pays que l’on appelle Asgard… »
Asgard – Il te souvient que ton père en parlait souvent lorsque il était enfant…A l’époque où il était vivant ainsi que ta mère. Curieux, il t’assied sur le bord du lit.

« Asgard est un pays de glace, où le froid règne toute l’année, et où la vie est difficile » Le regard de Frida se perd dans le vide pendant quelques instant. « Pourtant, nous aimons notre pays, et nous endurons toutes ces souffrances et ces privations dues au climat car nous savons que cela est indispensable à l’équilibre du monde, afin que d’autres puissent vivre sous des cieux plus cléments… » Elle regarde la neige tomber par la fenêtre pendant quelques secondes avant de reprendre.

« Dans mon pays, le plus grand honneur est d’être élu par le Seigneur Odin et d’être appelé à le servir. Depuis toujours ma famille s’est vue honorée par cette faveur»
Elle s’arrête un instant, et une larme coule le long de sa joue pâle.
« Hélas pour mon père, les dieux ont voulu que ma mère meure en me mettant au monde, le privant ainsi de l’espoir d’avoir un héritier. Malgré cela, j’ai toujours essayé de faire honneur à mon père, m’entraînant nuit et jour afin de devenir l’égale des hommes sur-le-champ de batailles.
Je m’entraînais aussi dur, sinon plus, que les hommes du royaume, mais cela ne m’a attiré que les rires et les moqueries. Un soir j’ai décidé de partir afin de poursuivre mon entraînement ailleurs, et de ne revenir que le jour où je penserai être digne de devenir un élu qui servira fierement et vaillamment Odin au meme titre que les hommes de mon pays »
Frida se tourne vers toi, le regard encore embué de larme.

« Voilà, tu connais toute mon histoire, c’est la moindre chose que je puisse faire car je crois comprendre que je te dois la vie. Sans toi je serais sûrement morte de froid ou écrasée…J’ai quitté ma famille depuis plus de cinq ans maintenant, et mes voyages m’ont amenée jusqu’ici. Ne crains rien, je ne resterai que quelques jours, le temps de me remettre sur pieds, après je partirai. »
Pendant trois jours, Frida t’observe pendant ton entraînement, écoute ton histoire, les raisons de ta présence, t’encourageant, riant avec toi, te montrant même quelques techniques que il ne connaissait pas. Elle reste impressionnée par l’entraînement que ton maître t’a fait subir, et plus d’une fois, il sent qu’elle hésite à rester à vos cotés pour poursuivre son entraînement.

Mais au matin du quatrième jour, il découvre une lettre :

« Cher Ancthor,

Mon souhait le plus cher aurait été de rester à vos cotés, mais je doute qu’il y ait de la place pour moi parmi les alliés de Zeus. Ma foi va au Seigneur Odin, et je ferai tout mon possible pour me montrer digne de le servir. Toi, mieux que quiconque, devrait comprendre cela.
Dans quelques temps, je rentrerai à Asgard et je sais que le Seigneur Odin me jugera digne de rejoindre les sept guerriers divins. Lorsque ceci sera fait, je te jure de te retrouver, et je te promets qu’ensemble nous défendrons la justice, toi grâce à l’Egide Sacrée, moi grâce à l’Armure des Conquérants.
Rien que pour cela, Ancthor, tu dois réussir.

Nous nous reverrons bientôt, d’ici là, prends soin de toi.

Frida. »


Dés lors, il a toujours conservé cette lettre. Elle t’a redonné espoir dans les heures les plus sombres, lorsque ta foi vacillait. C’est un peu grâce à elle que il a persisté dans l’effort, que il a dépassé tes limites, dépassant celles des mortels pour atteindre finalement le Cosmos.

Sando serra une dernière fois les chaînes, s’assurant que il ne pourrait t’en défaire. De lourds nuages noirs se rassemblaient au-dessus de vos têtes, l’air était lourd et déjà le ciel grondait. Les premières gouttes tombèrent, laissant de petites auréoles sur le sol de roche.

Sando te fit un dernier sourire, et descendit du plateau rocheux, te laissant attaché à la tige métallique qui avait si souvent attiré ta curiosité. Lentement, il sentis l’orage approcher tandis que l’averse redoublait. Sa tunique était trempée, tes chausses pleines d’eau, mais il ne le sentait pas. Ton esprit, lui, était ailleurs.
Il était dans la petite cabane qui avait abrité tes parents, il était face à l’homme qui les avait tué, impuissant.

Un éclair zébra le ciel.
Il était au-dessus du corps de sa mère, inanimé, vide de son âme, impuissant.

Le tonnerre gronda.
Il revit les cercles de l’esprit, et les âmes de ses parents marchant vers leur dernière destination.

Un nouvel éclair déchira le ciel.
Il revit l’assassin t’attraper et te soulever, impuissant, et te jeter comme un fétu de paille.

Le tonnerre gronda, plus fort.
Il revit Frida, souriante, à tout ce qu’elle avait subi, à votre promesse.

Un nouvel éclair embrasa la nuit.

Cette fois, le feu venu du ciel s’abattit sur le plateau rocheux, mais il n’était déjà plus attaché.
Rassemblant toute ta colère et tout ton espoir en ton cœur, il avait relevé la tête plus déterminé que jamais, brisant les chaînes comme du petit bois, ton aura dorée illuminant le plateau, visible à des kilomètres à la ronde.
Il était tombé à genoux, dans la flaque d’eau, ne réalisant pas tout à fait ce que il venait de réussir.

Sando gravit la pente aussi vite qu’il put, et s’arrêta pour te regarder une fois en face de toi. La pluie avait cessé mais vous étiez trempé. Sando te prit dans ses bras, son regard plongé dans le tien.
Il n’avait plus besoin de parler, il ne savait que trop bien ce que il pouvait ressentir.
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