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 Jerell

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Jerell
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MessageSujet: Jerell   Jeu 7 Sep 2006 - 6:45

ceci est une nouvelle version de mon premier BG.

Il est composé de trois parties qui retracent la vie de Jerell avant son entrée au cap Sounion.


Chapitre I : Un destin sur le point d’être bouleversé


Cela fait maintenant plusieurs jours que le temps était clément, annonçant enfin le début du printemps tant attendu. Le petit village de pécheurs situé au sud-est de la partie continentale de la Grèce pouvait enfin reprendre son activité après de long mois d’hiver sans craindre les bourrasques et les tempêtes soudaine.

Tous s’affairaient pour terminer les préparatifs de la fête du printemps qui, comme chaque année, marque la fin d’une saison rude pour les villageois. Les hommes en pleine force de l’âge montaient l’estrade d’où les musiciens divertiraient la foule ainsi que les tables. Les dames s’occupant des derniers préparatifs culinaires et de la décoration de la place. Pendant se temps, les personnes âgées s’étaient rassemblées pour discuter des derniers ragots du moment et pour donner des conseils et partager leurs expériences en matière de fêtes.

Tout s’annoncer pour le mieux, comme l’avait prédit les oracles plus tôt dans la journée : un temps clément sans nuages et peu de vent.

Au milieu de la foule qui s’affairait, les enfants s’amusaient, les plus costauds aidaient leurs parents tandis que certaines filles tenaient absolument à aider à la préparation des repas. A coté, un jeune garçon d’une quinzaine d’années, aux yeux et aux cheveux noirs comme le jais, paraissaient moins concerné, il été visiblement plus intéressé par le coin d’ombre qu’un olivier lui offrait que par les préparatif de la fête.

Ce jeune garçon se nomme Jerell, il est le fils de l’unique menuisier du village qui avait fort à faire à cette période de l’année : réparation des bateaux, des toits des maisons ayant souffert du vent de l’hiver et préparation des tables et estrades pour la fête.

Il se démarquait de ses camarades par le fait que rien ne semblait l’intéressé a part courir après les filles. En réalité, il possédait un esprit plutôt vif, mais rare étaient les occasions de s’en servir dans ce petit village tranquille. Il restait alors des heures à contempler le ciel ou la mer dans l’espoir que quelque chose vienne briser la monotonie de sa vie.

De part son caractère, il n’avait que très peu d’amis, c’est pour cela que quand il décida de partir vers la plage pour admirer le paysage, personne ne l’accompagna ou même ne lui demanda le but de son escapade. Cette situation lui convenait, il aimait la tranquillité.

Une fois arrivé, il s’assit face à la mer les jambes repliées sur son torse et s’enferma dans ses pensées. Celles-ci étaient remplies de voyages, de découvertes, de trésors, de monstres à combattre et de demoiselles à sauver. Malheureusement, Ces pensées n’étaient que chimères et ce qui attristait le plus Jerell, c’est qu’il en était conscient. Il aimait sa vie et les gens de son village, bien que beaucoup ne se sentaient pas à l’aise en sa présence. Et il était prêt à reprendre la menuiserie de son père pour le bien de tous. Mais au fond de lui, il sentait qu’il était capable de beaucoup plus, si seulement les dieux lui avait choisit un autre village ou un autre contexte qui lui aurait permis de laisser exploser son talent.

C’est avec ses pensées que comme souvent, il s’assoupi sur la plage.

Une forte odeur de bois brûlé tira Jerell de ses rêveries. Il se releva et en chercha l’origine près à retourner au village pour donner l’alarme. Mais il se rendit compte que l’odeur et la fumée venaient justement du village.

La tête vide, se refusant à penser à ce qui pouvait se passer, il couru aussi vite que possible. Il atteignit une colline située non loin du village et qui le surplombait.

Les yeux remplis de larme, Jerell compris la situation, des brigands avaient attaqués son village pendant que tout le monde était occupé, ainsi personne n’avait eu le temps de prévenir les autres ou même de réagir. Quelques maisons brûlaient ainsi que la place où se trouvait l’estrade, partout Jerell voyaient des villageois courir en tout sens afin d’échapper aux brigands sans pitié qui semblaient s’amuser du spectacle.

A cet instant Jerell bien que poussé en avant par sa conscience qui lui ordonnait sinon d’aider au mieux les survivants au moins de mourir avec les siens n’avait pas la force de bouger, il s’écroula sur sa colline en maudissant sa propre faiblesse. Puis en levant une fois de plus les yeux, il distingua un groupe de bandits qui formaient un demi cercle et se rapprochaient d’une maison, entre cette maison et les hommes, un groupe de femmes de tout ages et de vieillards et devant eux, un homme.

Il tenait une courte épée et semblait blessé au bras. A l’évidence, il tentait de protéger les personnes derrière lui tandis que les brigands s’amusaient à le faire souffrir par de petites attaques. L’homme s’épuisait en tentatives d’esquives et le nombre de ses blessures grandissait. Jerell n’eu aucun mal à identifier cet homme dont les cheveux étaient aussi sombre que les siens : c’était son père.

Ainsi quand Jerell vit a nouveau son père en difficulté et que celui-ci mis un genou au sol sous le poids de la fatigue et des blessures réunit, il couru aussi vite que possible vers le village en hurlant de toutes ses forces, sans doute pour masquer le fait qu’il était terrorisé.

Assez rapidement, Jerell passa de la colline et de sa relative sécurité à un lieu ou la chaleur des flammes et l’odeur du sang lui donnait la nausée. Enfin, il pris place devant son père surpris de le voir ici.


-« Pourquoi es-tu venu ? Tu aurais du rester caché, imbécile! »

Jerell ramassa l’épée de son père, une vieille épée rouillée par les années d’inactivités et la brandit de la plus maladroite manière qui soit. Ce qui fit hurler de rire les bandits.

-« Désolé papa, je ne pouvait pas me cacher pendant que tu risque ta vie ! Je préfère mourir que de rester loin d’ici en sécurité en sachant que tout le monde est en danger ! » Jerell avait de plus en plus de mal à maintenir sa prise sur l’épée.

- « Jerell… »

A cet instant, sans réfléchir, Jerell se jeta sur le plus proche bandit fasse à lui, l’épée en avant. Sans arrêter de rire, celui-ci para le coup sans sourciller et donna un coup du plat de sa lame dans le dos de l’enfant. A moitié assommé, Jerell ne pouvait qu’assister à la scène, tout en maudissant sa propre faiblesse.

Les barbares s’étaient rapprochés du groupe de femmes et d’hommes. L’un d’eux leva sa large épée haut au dessus de la tête du père de Jerell qui s’était placés entre lui et un vieillard.

Mais il ne fini jamais son mouvement, dans un éclair de lumière, l’homme se figea et tomba au sol, il était mort en une fraction de seconde. Tout le monde fut surpris, les brigands comme les villageois. Tous cherchaient du regard qui avait pu faire une telle chose.

Puis Jerell le vit, de dos, une silhouette imposante, de longs cheveux argentés qui cascadaient le long d’une cape. On pouvait deviner dessous une protection, probablement de cuir. L’arrivée de l’homme ralluma l’espoir parmi les villageois présents et dérouta les brigands. L’un deux s’adressa à l’étranger.


- « Que viens tu faire ici ? Tu fais parti du village ? Je te conseille de partir avant qu’il ne t’arrive malheur ! »

L’inconnu se tourna vers son interlocuteur, Jerell put ainsi apercevoir son visage. L’homme semblait âgé d’une quarantaine d’années, il avait une moustache de la même couleur que ses cheveux qui tranchait avec sa peau sombre et des yeux d’un bleu profond comme l’océan.

Mais ce qui marqua Jerell était les innombrables cicatrices sur le corps et le visage de l’homme dont l’une d’elle parcourait le visage du menton jusqu’au front en traversant l’œil droit. Toutes les parties du corps visibles étaient couvertes de marques de toutes tailles.

Il portait une tunique blanche et un plastron de cuir usé par le temps, celui-ci était orné d’une broche en forme de rose qui maintenait en place sa cape.

D’une voix autoritaire, il s’adressa à l’ensemble des brigands.


- « Je ne viens pas de ce village, mais pour votre malheur j’y suis en ce moment, laissez ces personnes et partez d’ici immédiatement si vous ne voulez pas connaître le même sort que votre camarade ! »

Jerell était assez mature et intelligent pour savoir que le meilleur moyen d’énerver un brigand et de le pousser à l’attaque était justement de lui demander de partir. D’ailleurs quelque chose dans le ton de l’homme lui disait qu’il n’attendait que ça. De fait, les brigands prirent position autour de l’homme. Jerell aurait juré qu’il avait un sourire aux lèvres.

- « Etrangers, tu vis tes derniers instants, prépares toi à… »

Puis plus rien, le brigand n’eu pas le temps de finir sa phrase qu’un flash de lumière provenant du poing du guerrier le transperça de part en part. Pris de panique, les survivants n’opposèrent aucune résistance, si bien que l’inconnu s’en défit rapidement.

Sans un mot, il s’épousseta pour enlever la seule trace de sa participation à ce carnage unilatéral. Jerell le remarqua, aucune trace de sang sur la tunique ou l’armure de l’homme, aucun indice de fatigue ou d’essoufflement, il aurait tout aussi bien pu n’être arriver qu’après la bataille.


-« Bande d’inconscients. » dit il pour lui-même, puis plus fort pour que les personnes qui venaient le remercier l’entende, « Ne me remerciez pas, remerciez Poséidon de m’avoir mis sur la route de votre village. Rassemblez les survivants et après un peu de repos vous pourrez reconstruire votre village. Si vous avez de la chance un bandit aura survécu et il racontera son histoire aux autres, ainsi vous serez tranquilles un bon moment. Je vais maintenant reprendre ma route, je ne peux pas m’attarder ici, je vous salue et que Poséidon vous gardes. »

Ainsi sans un mot de plus et sans aucun remerciement supplémentaire, l’homme tourna les talons, il croisa le regard incrédule de Jerell, celui-ci n’avait pas encore assimilé tout ce qui venait de se dérouler devant lui.

- « Relève toi petit, je te félicite pour ton courage, mais tu es plus inconscient que téméraire. Deviens fort avant de tenter de défendre les tiens. »

-« Je veux être fort, mais comment alors que ma vie se résume à prendre la succession de mon père ? Non que cela me déplaise mais je ne sais pas quoi faire. » Dit Jerell en se relevant.

Le guerrier se tourna et parti en direction de la sortie du village.

-« Suis ton cœur, il te mènera vers ta propre voie. Pour le moment je ne peux rien pour toi. »

Avant que Jerell ne puisse demander plus, l’étranger était hors d’atteinte, laissant le jeune garçon seul face à un destin moins bien tracé que prévu. Ce qui aurait pu le réjouir il y a encore quelques heures le laissait pour le moment dans la confusion la plus totale.

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Dernière édition par le Sam 9 Sep 2006 - 4:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jerell   Sam 9 Sep 2006 - 11:07

[HRP]merci geryon d'y avoir jeter un oeil, voila donc la deuxième partie[/HRP]


Chapitre II : Un nouveau départ

-« tu es sur de toi ? Tu t’engages sur une voie très difficile à l’issue incertaine. »


Le père de Jerell ne paraissait pas si surpris de la décision de son fils, comme si il l’avait envisagé depuis longtemps déjà. Quelques jours après l’attaque du village, Jerell avait appris de son père tout ce qu’il savait.
Jerell savait déjà que les dieux se livraient constamment bataille pour la domination du monde, mais il n’avait jamais entendu parler de guerriers humains au service des dieux.
Ces hommes étaient dotés de pouvoirs surhumains, ils fendaient le ciel de leurs poings et brisaient la roche de leurs pieds. Pour leurs dieux, ils pouvaient dégager une énergie qui dépassait l’entendement.

Cette histoire avait profondément inspirée Jerell, à chaque fois qu’il y repensait, quelque chose au fond de lui s’éveillait. Au bout de quelques jours, après avoir pesé le pour et le contre une bonne centaine de fois, il prit sa décision. Quand il annonça à son père son intention de partir sur les traces du guerrier qui quelques jours plus tôt avait sauvé le village, il ne paru pas surpris.
Après lui avoir demandé pour la forme si il était sûr de son choix et sachant qu’il ne pourrait rien faire pour l’en empêcher, le père de Jerell lui souhaita bonne chance.


-« Tu vas devoir faire preuve de courage et de ténacité pour parvenir à suivre cette voie. Je prierai pour toi. Pour l’heure, je te conseille de partir sur le champ pour ne pas perdre encore plus de temps. Si je me souviens bien, il est parti vers le nord en direction de la grande cité de Corinthe. Tu trouveras sûrement des traces de son passage dans les villages qui y mène. »


-« Merci beaucoup père, je vais suivre votre conseil et partir sur le champs. »


Bien moins certain qu’il le laissait entendre sur la marche à suivre ainsi que sur la route que son destin était sur le point d’emprunter, Jerell quitta le village. Avec quelques provisions et un peu d’argent il pris la direction du nord. Le ciel était clair et un léger vent soufflait sur la côte, un temps idéal pour entreprendre un voyage.
Au premier village, il appris qu’il avait au plus 4 jours de retard sur l’homme qu’il suivait. Jerell en déduit que le guerrier ne devait pas être pressé et qu’une marche relativement soutenu lui permettrait de le rattraper assez vite. Après un autre jour de marche, le village suivant confirma cette impression.
Jerell se fit prêter une carte de la région et remarqua trois autres villages avant la ville de Corinthe. Le lendemain, malgré le vent plutôt froid, il garda son allure. Vers midi il atteignit le village suivant. Ici aussi l’homme avait laissé un souvenir à l’aubergiste.


-« Un grand homme au cheveux et la moustache blanche ? Avec une armure de cuir et de nombreuses cicatrices dis-tu ? Oui je m’en souviens très bien, un homme très généreux, ce qui est rare de nos jours, il a payé bien plus qu’il ne devait et a empêcher des ivrognes de faire du grabuge. J’ai un peu discuté avec lui et il me semble qu’il voulait rejoindre la côte. »


-« Donc il a quitté la route d’après vous ? »


-« Oui c’est bien ça, je me demande bien pourquoi il n’y a rien par là-bas. En tout cas il a emporté beaucoup de provision, sans doute pour une retraite au bord de mer. On m’a parlé d’un homme qui s’était installé dans la région il y a peu, c’est peut être lui. Si c’est bien ça, il est sûrement parti du côté de la vieille cabane du bord de mer, c’est à une demi-journée de marche d’ici.»


-« Merci, vous avez la direction ?»


-« Oui, va vers la côte en sortant du village, ensuite longe la vers le nord et tu la verra sur ta route, c’est le seul bâtiment debout des environs, tu ne peux pas le rater.»


-« Merci encore. Je partirai après m’être un peu reposé, apportez moi à manger a cette table s’il vous plait. »


-« A votre service. »


Après un bon repas, Jerell se remit en route, d’abord en direction de la côte qu’il ne mis pas longtemps à atteindre. La vue de la mer lui rappela son propre village et des souvenir de ce qui était encore il y a quelques jours son existence lui revinrent. Toute son enfance passée entre la menuiserie de son père et la plage lui paraissait très loin.
Il prit la direction du nord et suivi les falaises pendant le reste de l’après midi sous un soleil printanier agrémenté d’un vent marin rafraîchissant. En début de soirée alors que le soleil commençait à décliner, il arriva à la cabane, mis a part un petit bois non loin, elle était vraiment éloignée de tout, pas une seule autre maison ou route à perte de vue. Sûrement une ancienne cabane d’ermite ou le repaire d’un brigand. Il frappa à la porte. Personne. La porte était fermée. Pourtant Jerell était sûr que cette maison était encore habitée, les traces autour ne le trompaient pas. Il décida d’attendre un peu.
Après une petite heure, Jerell commençait à perdre espoir et envisageait de reprendre la route, quand une voix lui fit lever les yeux.


-« On s’est déjà vu il me semble. Tu es ce jeune garçon du village que j’ai aidé il y a quelques jours.»


C’était bien lui, le regard toujours aussi dur, quelques bûches sous un bras et une fiole qui pendait à la main opposée, probablement de l’alcool.

-« Oui seigneur, c’est bien moi en effet. J’ai réfléchi, je voudrais que vous me preniez comme disciple pour me donner la force de protéger les miens. »


-« hum… Je ne prends pas de disciple. Tu devras trouver quelqu’un d’autre. De toute façon, je ne peux pas entraîner quelqu’un juste pour qu’il protège les siens, ma cause est plus grande. »


-« Je ne comprend pas, pour qui vous battez vous alors ? »


-« Entre, je vais au moins t’expliquer ça, après tu devras partir. »


L’homme déverrouilla la porte et entra, Jerell pénétra à sa suite, et s’assit à la table qui trônait au milieu de la pièce, c’était le seul vrai meuble avec une grande armoire dans un coin de la seule pièce de la maison. Après avoir déposé son bois, l’homme vint s’assoire à la table et rempli deux verres de sa fiole, Un liquide ambrée.

-« Je ne sait pas si tu as le droit de boire ça, mais je n’ai rien d’autre.»


-« Merci. »


Jerell pris le verre mais n’avait pas envie de boire pour le moment. Il était impatient de recevoir les explications du guerrier.

- « Seigneur, pour qui vous battez vous si ce n’est pour les vôtres ? »


- « Oh là, arrête avec tes seigneurs, appelle moi par mon nom ce sera plus simple, je me nomme Phlégias. Avant tout dit moi comment se porte ton village, les dégâts ont été réparés depuis ? »


-« Oui seigneur Phlégias, depuis mon départ j’imagine que les travaux doivent être terminés, grâce à vous, peu de personnes ont péris et les bandits ont abandonnés leur butin en fuyant. »


Phlégias sourit.

-« Seigneur Phlégias ? C’est un début mais je préfère Phlégias tout court. Je suis content que les tiens aillent bien. »


Le guerrier prit une longue gorgée de son breuvage, Jerell n’y avait pas encore touché.

-« Bien je vais t’expliquer quelque chose. Connais tu Poséidon, Zeus, Athéna et Hadès ? »


Jerell était surpris de cette question.

-« Bien sûr, qui ne les connaît pas, ce sont des dieux, ils sont tout puissant et dirige ce monde. »


-« Exact, mais sait tu que ces quatre dieux se livrent une guerre sans merci pour la domination de la terre ? Que leurs armées sont formées à partir d’individus comme moi ? »


-« Quelqu’un sur la route m’a raconté quelque chose de semblable et mon père y à aussi fait allusion, vous vous battez donc pour un dieu ? Lequel ? »


Phlégias sourit à nouveau devant l’impatience du jeune homme, il décida de le faire attendre un peu.

-« Athéna et ses chevaliers protègent la terre des autres dieux depuis la ville d’Athènes, Hadès et ses hordes de féroces spectres, maîtres de l’au-delà tentent par tout les moyens de poser le pied sur notre monde, Zeus et ses Anges veulent dominés le ciel et la terre et enfin Poséidon et ses valeureux marinas aimeraient bien étendre leurs domination sur terre. »


Jerell pris quelques secondes pour analyser la situation.

-« Donc si je vous suit tout le monde veux sa part du monde et Athéna qui protège la terre tente de repousser les assaut des autres dieux ? »


-« C’est une manière de voir les choses, pour répondre à ta première question, je suis au service de sa majesté Poséidon, je suis un marina. »


-« Et vous avez protéger mon village comme aurait pu le faire un chevalier d’Athéna ? »


-« Si on suit ta logique oui, mais on ne peut pas affirmer qu’un dieu plus qu’un autre est bon ou mauvais, chaque dieu est a la fois bon et sans pitié. »
Phlégias s’interrompit pour se resservir un verre.


-« Tu ne bois pas petit ? »


-« Je préfère vous écoutez donc vous protégez Poséidon ? »


La remarque fit rire Phlégias.

-« Oui si tant est qu’un dieu ait besoin de la protection d’un humain. Pour être précis, je protège les valeurs et les méthodes de mon dieu. Par exemple, je ne tolère pas que des bandits armés s’en prenne à un village sans défense. »


-« Je commence à comprendre, je crois. »


-« Dans ce cas, tu comprend que la puissance qui est mienne ne peut pas être utilisée uniquement pour défendre un petit village de la menace de quelques bandits. »


-« Oui, pouvez vous m’en dire plus sur Poséidon et les marinas, sur votre force et les valeurs qui vous animent ? »


-« Pour ma force, elle n’a rien d’exceptionnelle, je préfère éviter le sujet, pour le reste, si tu te sens capable de tenir toute la nuit à écouter un vieux guerrier raconter son histoire, je veux bien. »


Jerell passa le reste de la nuit à boire les paroles de Phlégias. Celui-ci lui raconta un peu de son histoire et l’histoire récente de la lutte des dieux.
Il lui parla du cap Sounion, le territoire de Poséidon sur terre, du cap Tenare déchiré entre Poséidon et Hadès, Il lui parla aussi de la bravoure, de la ténacité et de l’esprit de groupe et de sacrifice qui animait les marinas.


-« D’ailleurs, je ne pense pas que dans les autres clans on puisse trouver quelque chose de semblable, c’est comme intégrer une grande famille dont chaque membres est reconnu pour ses qualités, ou tous sont prêt à se sacrifier pour sauver un seul marina. »

Ce fut la réflexion qui marqua le plus Jerell.

Phlégias évoqua rapidement et avec regret son départ du cap Sounion pour une vie d’errance mais ne voulu pas répondre aux questions de Jerell sur les raisons de ce départ. La nuit était bien entamée quand l’histoire pris fin, Phlégias offrit à Jerell de rester pour la nuit.
Le lendemain matin, Le regard sûr de lui, Jerell s’approcha de Phlégias.


-« Seigneur Phlégias, je désire devenir votre disciple, je veux devenir un marina au service de Poséidon. »


Phlégias, assit à la table, Tourna vers Jerell son visage sévère couvert de cicatrices.

-« Toujours pour protéger les tiens ? »


-« Non, je veux me battre pour Poséidon, pour protéger le monde entier et laver la terre de tout le mal qui la couvre. »


-« Tes motivations sont les bonnes, mais es-tu prêt à vivre un enfer ? Je préfère te prévenir, je n’ai jamais eu de disciple, je risque de te malmener pendant ton entraînement. Hors de question de prendre des demi-mesures, compris ? »


-« Je tiendrais. »


-« Bien alors nous commenceront aujourd’hui, prépare toi, je t’attends dehors. Oh et ne m’appelle plus Seigneur, maître à la rigueur.»

Phlégias se leva, Jerell n’avait pas encore remarqué qu’il portai déjà sa cuirasse, avait il déjà prédit la demande du jeune homme ? Avec un sourire, Jerell se prépara. Ce jour serait le premier d’un long et dur entraînement pour le jeune homme, mais il était confiant et sûr de lui pour son avenir.

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Dernière édition par le Mer 13 Sep 2006 - 15:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jerell   Jeu 14 Sep 2006 - 7:51

merci geryon, j'ai fait la correction Wink

sans plus attendre, la troisième partie de mon BG, c'est sur cette partie là plus spécifiquement que j'aimerai votre avis, notamment savoir si l'histoire de mon maître est plausible :

Chapitre III : La fin d’une étape, le début d’une nouvelle vie


L’entraînement de Jerell avançait, les mois succédaient aux jours, les années aux mois. Jerell avait déjà assimiler les bases depuis longtemps, Phlégias se révélant meilleur pédagogue que prévu. L’entraînement se portait maintenant sur le développement des capacités latentes de Jerell. Il avait appris tout ce qu’il y avait à savoir sur le cosmos, cette puissance infinie à l’origine de la création de toute chose. Il avait appris à la faire sortir de son propre corps et à la manipuler. Tout cela lui avait coûté de nombreux effort, et de nombreux mois fait de séances de méditation et d’exercices physique éprouvants, mais maintenant, il parvenait à faire sortir cette force relativement facilement. Il pouvait ainsi briser un gros rocher à mains nues alors que sans cosmos, il faudrait une poignée d’hommes solides équipés d’outils appropriés.

-« Comment ? Vous n’avez plus d’hydromel ? Comment est-ce possible ! »

Avec son air sévère, et sa voie puissante, l’homme était très impressionnant. La pauvre serveuse de l’auberge était complètement paniquée.

-« Pa … pardonnez moi messire, je suis navrée, vous nous avez pris nos dernier flacons la semaine dernière et les livraisons ont pris du retard, je suis désolée. »

-« Rahhh ! Les livraisons sont en retard ! Ce n’est pas possible, amenez moi le patron je vais m’expliquez avec lui. »

-« Euh… il n’est pas là, je suis désolée, s’il vous plaît messire, calmez vous. »

Soudain un jeune homme entra dans l’auberge, il semblai essoufflé, comme si il venait de chercher quelqu’un dans tout le village. C’était un jeune garçon d’une vingtaine d’année, il avait des cheveux longs et noirs comme le jais, il portait une tunique blanche qui lui arrivait à mi-cuisse et qui laissait visible sa musculature fine mais visiblement soumise à un entraînement rigoureux et quotidien. Il s’adressa au guerrier mécontent.

-« Calmez vous maître Phlégias, je vous avez prévenu qu’il n’avait pas été livré. Cette charmante serveuse n’y est pour rien.

-« Oui Jerell mais je voulait voir par moi-même, je me suis emporté. Euh pardon, euh… bon je te laisse faire, tu es plus doué que moi avec les dames, je t’attends chez le forgeron. »

-« Oui je vous rejoins de suite. »

Phlégias quitta l’auberge et l’atmosphère se détendit d’un coup. Jerell s’approcha de la serveuse avec un sourire charmeur.

-« Je vous pris d’excuser mon maître, il est un peu vif parfois. Une jolie demoiselle comme vous aurait pourtant atténué la colère d’un tigre. »

D’un coup il fait s’envoler toute l’anxiété de la jeune serveuse, depuis son enfance il savait trouvé les mots pour ça.

-« Ce n’est pas grave. Merci de vous souciez de moi, vous êtes très gentil. Etes-vous le fameux Jerell ? »

-« Fameux ? Je ne sait pas, je ne suis que le disciple de maître Phlégias, j’essaye de me montrer digne de son enseignement pour devenir un jour u marina de Poséidon. »

-« En tout cas vous êtes plus célèbres que votre maître pour ce qui est des bonnes manières. Ce n’est pas trop dur de le côtoyer toute la journée ? »

-« Non il est plus gentil et tolérant qu’il n’y parait. Quoique je me souviens de certains jours ou j’ai du faire dix aller retour entre ce village et notre petite cabane ou une autre fois ou après avoir frappé violemment a falaise, il m’a forcé à garder sur le dos les blocs qui s’étaient décrochés. »

A l’évocation de ces souvenirs, Jerell frémit.

-« Ce doit être compliqué de devenir un grand guerrier, mais j’ai appris que Phlégias était un homme puissant, nul doute que vous en deviendrez un aussi à son contact. »

Jerell sourit à la demoiselle et soupira.

-« Je l’espère aussi, bon je dois vous laissez si je suis en retard, il est capable de me donner des exercices supplémentaires. Au plaisir de vous revoir. Oh ! J’ai failli oublier, j’ai cueilli cela en venant, à tout hasard, au cas ou je tomberais sur une charmante créature. »

Jerell tendit une rose à la serveuse. Celle-ci la pris, le visage rouge.

-« Je … je vous remercie, je ne peut pas accepter. »

-« Ne vous en faites pas, cela n’engage à rien, c’est juste un présent pour rendre hommage à votre beauté. »

Avec un clin d’œil, Jerell quitta l’auberge et traversa le village pour rejoindre le forgeron. Phlégias était sur le point de quitter l’endroit.

-« Ah te voila, j’allais partir, mettons nous en route, tu as une dur journée qui t’attends. »

-« Oui maître. »

Ainsi, Jerell et Phlégias retournèrent à leur cabane sur la cote, après un repas frugale, quelques fruits et de la viande séchée. Jerell repris son entraînement.

-« Maintenant que tu es capable de développer ton énergie, je vais t’apprendre à t’en servir en combat. Es-tu prêt à apprendre une de mes techniques ? »

-« Oui, je suis prêt. »

-« Regardes bien, je te la montre une fois, après ce sera à toi. »

Phlégias se concentra pour faire jaillir la puissance de son corps, les jambes légèrement écartées, coudes fléchis et poings fermés. Rapidement, on pouvait voir le corps du guerrier entouré d’un halo de lumière grise qui crépitait. Cela ne lui demandait pas beaucoup d’effort, à la différence de Jerell qui ne pouvait pas rester longtemps dans cet état. Phlégias s’adressa à son disciple.

-« Ne t’inquiètes pas, je vais retenir mon coup. »

-« Comment ? Vous allez le lancer sur moi ! Je ne suis pas prêt, attend… »

Jerell ne put pas finir sa phrase, Phlégias, d’un mouvement vif écarta ses bras, paumes ouvertes et tendues l’énergie qui parcourait son corps diminua, à quelques centimètres de ses mains, deux tourbillons avait pris formes, ils étaient fins, montaient très haut et tournaient à une vitesse prodigieuse, au point d’imprimer un mouvement à la tunique de Jerell comme l’aurait fait une forte brise marine. Puis d’un coup, Phlégias joignit les paumes de ses mains, l’une en face de l’autre, face à lui, les deux tourbillons prirent le même chemin, une fois en face du guerrier, ils fusionnèrent pour former un autre tourbillon, il était moins haut mais beaucoup plus large, pire, les vitesses de rotations semblai s’être additionné. Phlégias hurla.

-« PAR LE TOURBILLON ABYSSALE !!!! »

Le tourbillon continua son mouvement en direction de Jerell qui eu à peine le temps de lever les bras dans un geste de protection un peu futile.
Le tourbillon atteignit sa cible, celle-ci tourbillonna à une vitesse folle, puis fut projeter dans les airs, le tourbillon disparu dans un murmure et Jerell atterrit sur le sol lourdement, heureusement l’herbe amorti un peu la chute. Le jeune homme eut tout de même du mal à se relever.


-« Quelle force prodigieuse ! Cette technique est impressionnante. »

-« J’ai mis de longues années pour l’apprendre, je pense que tu es assez doué pour pouvoir en maîtriser l’essence en une semaine. Si tu parviens à la reproduire, considère que mon enseignement est terminé. »

-« Mais j’ai encore du chemin à parcourir, je ne pourrais pas me débrouiller seul même avec cette technique. »

-« Tu es plus mature que tu ne le pense, ce que tu n’as pas appris de moi, tu devras l’acquérir tout seul. »

Sans un mot supplémentaire, Phlégias reparti en direction de la cabane, laissant seul Jerell. Celui-ci après avoir récupéré un peu s’assit en tailleur et ferma les yeux. Il avait besoin de se concentrer pour visualiser les mouvements de son maîtres, pas seulement les mouvements physiques, les mouvements de son cosmos avaient aussi leur importance.
Une heure après, ou peut être deux, Jerell ouvrit les yeux, il avait saisi l’essentiel de la technique. Son maître lui avait facilité la tâche en la lançant vers lui, pour lui permettre mieux la visualiser.
Le jeune guerrier pris la même position que son maître, il concentra son énergie, de couleur bleue verte, et tenta la création des deux tourbillons, l’étape cruciale d’après lui. Mais rien ne se passa. Toute l’énergie emmagasinée s’évapora dans la nature, laissant Jerell affaibli sur le sol.


-« Je ne comprend pas… il doit me manquer quelque chose, mais quoi ? »

Jerell repris sa position de méditation pour trouver la solution à la fuite de son énergie. Il ne parvenait pas à créer un tourbillon, son cosmos s’échappait de ses mains en ligne droite.
Pendant deux jours, la solution échappa à Jerell. Toutes ses tentatives se sont soldées par un échec cuisant. Le troisième jour semblait similaire au autres. Le vent était monté. Pendant une séance de méditation, une chose attira le regard de Jerell, le vent soufflait fort par moment et une feuille tout juste détachée d’un arbre volait doucement, d’un coup, un mini tourbillon se forma sous elle par l’action du vent et celle-ci repartit encore plus haut, un autre coup de vent relança le tourbillon qui devint alors plus grand avant de s’estomper. Sans lui donner la solution de l’utilisation du tourbillon abyssale, l’événement lui donna une idée.


-« Oui, je vais déjà tenter de créer un mini tourbillon dans ma main. »

Jerell reprit alors ses essais, en visualisant une forme de tourbillon, il concentra son énergie dans la paume de sa main. De nombreuses tentatives furent nécessaires, mais Jerell gaspillait moins d’énergie. Au bout d’une heure, un tourbillon prenait forme dans sa main, à la grande satisfaction de Jerell.

-« Enfin, maintenant, un dans chaque main, ensuite je les ferais grossir. »

Ainsi, le quatrième et le cinquième jour, Jerell créa un tourbillon dans chaque main, puis il en augmenta la hauteur et la vitesse. Une fois le premier tourbillon réalisé, le reste venait plus facilement. Les progrès du jeune homme étaient rapides et constants.
Le sixième jour, Il réussit à recréer la technique de son maître à une faible échelle, mais la ressemblance était réelle.
Le dernier jour, Phlégias assista à l’entraînement de Jerell, il restait silencieux tout la matinée à regarder son disciple méditer et s’entraîner à envoyer des tourbillons. En début d’après midi, il s’adressa à Jerell.


-« Je vois que tu as fait beaucoup de progrès, tu as saisi la technique, maintenant, c’est une question de pratique, tu parviendras à en augmenter la puissance. Maintenant, j’ai une dernière épreuve pour toi. »

-« Quelle est elle ? »

Phlégias avait un air plus grave que d’habitude. Il enleva sa cape et son armure de cuir.

-« Bats-toi contre moi, je pourrai ainsi juger si tu es digne de devenir un marina. »

-« Comment ? Je ne peux pas, vous êtes trop puissant pour moi, je refuse de levée la main sur vous, mon maître. »

-« Je ne te demande pas de me battre, je suis encore un cran au dessus de toi. Je veux juste tester ton niveau. Et je ne te laisse pas le choix, en garde, je commence. »

Sans un mot de plus, Phlégias s’élança sur Jerell, poing en avant, celui-ci esquiva au dernier moment. Le maître avait baissai son niveau pour être à la portée de son disciple, Jerell le sentait. Quelques enchaînements de coups et Jerell passa enfin à l’offensive, de manière plutôt maladroite.

-« C’est tout ? Ne me dis pas que c’est tout ce que tu as appris de moi. Je préférerais te tuer plutôt que de laisser un disciple aussi faible devenir marina.»

Phlégias avait mis tellement de cœur dans son discours que Jerell ne pu dire si ces paroles étaient vraies.

-« Je vais reproduire ma technique, mais avec plus de force, tu n’en réchappera pas sans vraiment combattre, tient toi prêt. »

-« Maître… »

Phlégias pris position. Son énergie augmenta rapidement et plus fortement que la première fois. Jerell sentit le danger et par instinct imita son maître. Les deux hommes se faisaient face, dans la même position, ils se ressemblaient beaucoup de cette manière, mis à part la couleur de leur aura et leur puissance. Un dernier regard et ils lancèrent tout les deux leurs attaques.

-« PAR LE TOURBILLON ABYSSALE !!! »

-« PAR LE TOURBILLON ABYSSALE !!! »

Les deux crièrent ensemble, mais au dernier moment Phlégias dispersa son attaque. Il pris de plein fouet l’attaque de son disciple. Trop choqué, celui-ci ne remarqua pas le sourire aux lèvres de son maître.
Phlégias retomba lourdement sur le sol tête la première, du sang gicla.


-« Maître ! »

Jerell couru vers Phlégias, en arrivant près de celui-ci, Jerell était trop paniqué pour voir que la blessure était sans gravité, Phlégias était à demi conscient à cause de la chute. Jerell le pris sur ces épaules et le transporta dans la cabane.

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Jerell
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MessageSujet: Re: Jerell   Jeu 14 Sep 2006 - 7:52

mon texte était trop long Laughing

j'ai été obligé de le couper en deux, voici la fin du chapitre III:


De longues heures passèrent, Jerell était resté au chevet de son maître quand enfin à la nuit tombée, il ouvrit les yeux et se leva de sa couche en silence.

-« Aie ! Qu’ai-je bu pour avoir autant mal au crâne… ah non, je me souviens, c’est toi. »

-« Maître, j’ai eu peur, pourquoi avoir arrêté votre attaque ? Pourquoi ne pas avoir esquivé ? »

-« Ola ! Ola ! Doucement, tu t’emportes encore. Je te l’ai déjà dit, il fallait que je te teste. Et le meilleur moyen était de prendre de plein fouet l’attaque que je venais de t’enseigner. »

-« Je comprend, mais vous m’avez fait peur, vous auriez pu… »

Phlégias rit avant que Jerell ne puisse finir sa phrase.

-« Quoi ? Mourir ? Je ne suis pas si faible que ça. De plus, tu es encore très maladroit, la moitié de ton coup s’est dispersé avant de m’atteindre. »

-« Alors j’ai échoué ? »

-« Pas vraiment. Mon but n’était pas de faire de toi un guerrier invincible, mais de te donner les bases et de t’inculquer les préceptes de mon dieux. De notre dieux maintenant. Maintenant, il te reste une grande étape à franchir. »

-« Laquelle ? »

-« Te rendre au cap Sounion et prêter allégeance à Poséidon devant les oracles. Ainsi tu seras officiellement un marina. »

-« Au cap Sounion, A l’est de Corinthe ? »

-« Oui, d’ailleurs, il faut t’y rendre sans tarder, on ne fait pas attendre un dieu. »

-« Je comprend. J’ai une dernière chose à vous demander. »

-« Oui ? Quoi donc ? »

-« Pourquoi avez-vous du quitter le cap Sounion ? Vous semblez un guerrier puissant, n’y avait il pas de place pour vous là-bas ? »

-« Ah… encore cette histoire. Mais finalement, je crois que tu as gagné le droit de savoir. »

Phlégias s’assit sur le bord du lit et se servi à boire, Jerell attendait avec impatience le récit de son mentor.

-« J’ai été banni. »


-« Banni ? Mais pour quelle raisons ? Je ne connaît pas de guerrier plus honorable que vous.»

-« C’est gentil, mais il me semble que tu ne connais pas tant de guerrier que ça. La vérité c’est que j’ai désobéi aux ordres. »

-« Racontez moi. »

-« J’aimais une femme, elle vivait au cap Sounion tout comme moi et nous étions heureux. Mais un triste jour, un guerrier d’Hadès, un spectre à qui j’avais déjà eu affaire a voulu se venger de moi, il a enlevé mon amour pour me punir. Je suis immédiatement parti à sa poursuite mais les oracles ont voulus m’en empêcher. Ils avaient une mission importante pour moi. Je ne l’ai ait pas écouté et je suis parti quand même. J’ai retrouvé le spectre, mais il avait déjà assassiné ma femme, fou de rage, je l’ai tué sur le champ. Ce la ne m’a pas calmer », mais je tenait à venger sa mort. Une fois revenu, j’ai été convoqué par les oracles, ils devaient me sanctionner et j’était prêt à l’accepter. Mais ils m’ont révélé toute l’histoire. Ma femme était chargée d’une mission, C’était une espionne et je ne le savais pas. Elles étaient sous la protection des oracles et elle s’était laissée enlever exprès. Il ne lui serait rien arrivé car les oracles de Poséidon avaient déjà prévu de la faire libérer de manière diplomatique. Mais avec moi à ses trousses, le guerrier a paniqué et l’a assassiné. »

-« C’est terrible. »

-« Je n’ai pas cru dans la puissance des oracles qui m’avaient dit de rester loin de cette affaire et j’ai été puni. Dans leurs grandes bontés, ils ne voulaient pas me sanctionner plus. Mais j’i demandé à être banni pour avoir douté d’eux. Ils ont acceptés devant ma détermination, mais à la condition que je leurs envoient un disciple qui serait à même de combler le manque que j’allais laisser. Ce disciple c’est toi. »

-« Mais vous pouvez revenir avec moi alors, il vous laisseront rentrer. »

-« Peut être, mais je ne veux pas. Je ne pourrais supporter de revivre là-bas et je me suis habitué à cet endroit, ce calme. »

-« Je comprend. J’apporterais donc seul la nouvelle de votre promesse accomplie. »

-« Merci. Maintenant repose toi un peu, demain il faudra partir. »

-« Oui. »

Ainsi Jerell passa sa dernière nuit dans cette cabane. Il y avait vécu suffisamment longtemps pour savoir ce que Phlégias ne voulait pas quitter. Il s’endormi assez rapidement a cause de la fatigue de cette dur journée.
Le lendemain, quand Jerell se réveilla, Phlégias était déjà sorti, il n’avait probablement pas envie d’adieux et Jerell compris. Il pris la route en direction du cap Sounion sans chercher son maître.
Du haut d’une colline en retrait de la route, Une grande silhouette aux cheveux d’argent et à la cape blanche flottant dans le vent regardai s’éloignai le jeune homme.


-« Courage petit, ta vraie épreuve commence maintenant. »

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