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 Jeriko Antakya

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Jeriko
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MessageSujet: Jeriko Antakya   Mar 30 Mai 2006 - 1:51

Origine

Jeriko Antakya est né au sein d’une famille modeste et honnête originaire d’un petit village bordé de calmes rivières dans les collines de Thrace.
Son père, simple paysan, passait presque autant de temps dans son champ qu’au foyer et sa mère tenait une petite échoppe de couture. Sa grande sœur, Gabriella, de trois ans son aînée s’occupait donc souvent de lui pendant sa prime jeunesse.
Le jour de son huitième anniversaire, son père lui offrit un médaillon portant le symbole de Déméter, Déesse de l’agriculture. Il mourut 4 ans plus tard, à la suite d’un accident dans les champs.
Le travail de sa mère ne pouvant subvenir aux besoins de la famille, Jeriko dut trouver un moyen de participer aux revenus du foyer. Pendant que sa sœur travaillait dans une auberge il participait déjà à la vie des paysans, accomplissant quelques menus travaux de ci de là pour glaner quelques piécettes.
Après la mort de sa mère, au cours de sa 19ème année, il s’engage dans la milice du village pour un an où il apprend le maniement des armes mais surtout le combat au corps à corps pour lequel il excelle. C’est au cours de cette période qu’il rencontre le vieux Tempérius, le prêtre de la caserne, tout autant porté sur le vin de messe que sur les sermons sans fin. Sous la férule du vieux prêtre Jeriko va découvrir les mystères de la religion à travers le prisme déformant de l’alcoolisme…
Tempérius qui a bien sûr « personnellement » rencontré la majorité des divinités du panthéon Grecs lui fait connaître Zeus, Poséidon, Athéna, Hadès et les autres dieux guerriers.
Le vieux prêtre remplace bientôt dans son esprit ce père trop souvent absent et Jeriko suit son enseignement particulier comme parole d’évangile. Chaque soir il quitte la chapelle persuadé de tomber bientôt nez à nez avec Zeus personnifié.
A la fin de son service il rejoint sa sœur et achète une parcelle de terre qu’il cultive avec courage et détermination, ce qui achève de développer sa musculature déjà impressionnante.
Gabriella a épousé le tenancier de l’auberge locale et elle convainc son mari de louer pour un prix dérisoire une chambre à Jeriko.
Antakya alors âgé de 20 ans est le plus heureux des hommes. Dorloté par sa sœur, logé et blanchi il passe la majeure partie de ses soirées dans la salle commune de l’auberge, ne la quittant que pour rejoindre sa chambre en charmante compagnie.
Son beau-frère d’abord réticent se fait une raison lorsqu’il se rend compte de l’impact positif de Jeriko sur la clientèle. Sa maîtrise du combat rapproché assure en de nombreuses occasions la sécurité de l’établissement sans avoir même besoin de dégainer une lame. En outre, son caractère agréable et facile à vivre lui permet de se fondre facilement dans cet environnement rustre et d’un niveau social peu élevé.
Généreux et d’un naturel crédule il est de compagnie agréable, toujours prêt à entendre –et à croire- une bonne histoire, il en connaît d’ailleurs lui-même un nombre incalculable bien qu’il en oublie encore plus.
Il adore la compagnie, spécialement celle des belles femmes et des personnages charismatiques et ne porte aucun jugement de valeurs sur ceux qu’il fréquente. Marchands ou voleurs, prêtres défroqués ou poète en recherche d’inspiration, chacun est le bienvenu à sa table tant qu’il y apporte le sourire, la bonne humeur et le vin…
Deux années s’écoulent à ce rythme tranquille sans que Jeriko ne se lasse. Cette vie lui convient parfaitement et il n’aspire à aucun changement, mais une soirée plus arrosée que la coutume va bouleverser son existence.



Le Trident

Jeriko se réveille enfin, en proie à un terrible mal de crâne et le cœur aux bords des lèvres.
Antakya met quelques minutes à s’apercevoir que le sol bouge de façon anormale et qu’un farceur s’est amusé à substituer son lit contre une simple paillasse…, d’ailleurs…, oui, cette fois c’est sûr, sa chambre entière à été re-décorée –avec un mauvais goût certain remarque-t-il non sans amertume.
Et puis qui sont ces inconnus qui ronflent bruyamment, allongés à même le sol.
Un visage mal rasé et couturé de cicatrices apparaît soudain à quelques centimètres de son nez, lui bouchant la vue.
- « Bienvenue à bord du Trident » annonce une voix rauque aux lourds relents d’alcool.

Jeriko n’a jamais su par quel miracle il avait embarqué.
Son mal de crâne lui proposait deux solutions : complètement ivre ou assommé, peut-être même les deux à la fois.
Peu importe à vrai dire, le jeune homme se sentit rapidement à son aise sur Le Trident, il participa avec son équipage à deux abordages victorieux qui leurs permirent de terminer leurs soirées en éventrant plus de tonneau de rhum qu’il n’en avait jamais vu dans les caves de la taverne de l’auberge de sa soeur, seules les femmes lui manquaient.
Le troisième abordage fut un désastre.
Décimés, les pirates furent rejetés à bord du Trident qui prenait feu de toutes parts. Surchargé, le navire sombra corps et biens.



Sauvé des Eaux

Jeriko ouvre péniblement les yeux…
L’odeur de sel lui irrite la bouche et le sable humide colle désagréablement sur son corps endolori.
Mais peu importe… il est vivant.
Il s’assoit péniblement en grimaçant, et porte instinctivement la main à son médaillon pour adresser une prière de remerciement à Demeter.
Son rictus de douleur s’efface soudain pour laisser place à une expression d’effroi. Son pendentif a disparu…
Le pirate remarque alors le lambeau d’algues qui s’agite, doucement ballotté par l’écume des vagues, entre ses chevilles. Se saisissant de la plante marine, Jeriko parvient à se mettre debout, la tête lui tourne et son corps perclus de courbatures manque de le trahir au moindre mouvement.
C’est dans cet état qu’il découvre les nombreuses traces du naufrage laissées sur le sable humide.

Plaçant ses mains en paravent au dessus de ses yeux pour les protéger de la rouge lumière du soleil couchant qui se réfléchit sur l’océan, son regard est attiré par une planche défoncée arborant le symbole du Trident ultime signe du navire pirate.
Dans un état de fatigue extrême, Jeriko ne parvient pas à détacher son regard de cette vision qui flotte paisiblement ballottée par les vagues, le marin ressent dans tout son être une sensation de chaleur et de sécurité, il a échappé à la noyade et son euphorie coïncide avec cette agréable apparition.

Dans cet état second Jeriko se rappelle alors l’enseignement du vieux Tempérius.
Poséidon… le Maître des Océans…
Du naufrage et parmi tous les loups de mers aguerris c’est lui qui a été sauvé, le jeune paysan des collines.
Après tout, Poséidon n’est-il pas également considéré comme une divinité agraire, régnant sur les eaux douces qui baignaient son village natal et assurant la fertilité des champs en dissipant l’humidité.
Les signes ne lui laissent aucun doute, la disparition du symbole de Déméter avec qui Poséidon avait eu une liaison sous les traits d’un cheval, le Trident et les algues, ses compétences martiales et son origine agraire et toutes les circonstances et coïncidences ayant conduit Jeriko là où il se trouve aujourd’hui sont pour lui autant de preuves décisives.

Le jeune Antakya rejoint aussi rapidement que ses maigres moyens lui permettent un temple dévoué au Seigneur des Océans localisé sur le Cap Sounion, payant ses voyages en monnayant ses services au sein de caravanes ou en tant que rameur sur des trirèmes marchandes.

C’est vêtu d’une simple armure de cuir orné du Trident, de sandales usées jusqu’à la corde et d’un maigre baluchon qu’il pénètre dans le sanctuaire de Poséidon.
Autour de lui se pressent les impressionnants Marinas, vaquant à leurs occupations sans lui prêter la moindre attention.
La majorité de ces fiers guerriers serviteurs de Poséidon reflètent tout ce que Jeriko n’est pas, les embruns ont tannés leurs peaux bronzés, leurs cheveux sont imprégnés de l’odeur du sel marin et leur prestance au sein de l’élément liquide n’a aucun égal.

- C’est auprès d’eux qu’il faudra me faire accepter, marmonne Jeriko, le Marina d’Eau Douce.
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Jeriko Antakya
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