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 BG de Waltraute

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Waltraute
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MessageSujet: BG de Waltraute   Lun 25 Fév 2008 - 19:19

I- L’attente

Je contemplais le ciel au-dessus de ma tête. La voûte céleste semblait si proche de moi de je n’avais presque à tendre la main pour saisir cette couche de support bien étrange qui permettait au monde de survivre. Mais bien vite j’abandonnai cette vaine tentative et je baissai les yeux sur un océan infini qui s’étendait sous mes pieds. Des lueurs éclatantes parcouraient les flots dont le frissonnement reflétait les derniers rayons d’un soleil agonisant.

Je ne pus enlever mon regard d’une vision si splendide et lorsque enfin mes yeux se détournèrent de l’ultime rayon vert, ils parcoururent les côtes à proximité. Le soir tombait doucement sur les plaines glacées dont la blancheur immaculée était rompue çà et là par des cercles de petites lueurs de feu de bois crépitant. À cette vue, je frissonnai. Moi-même n’aurai pas été contre un peu de chaleur et de lumière dans ce froid si glacial.

La haute montagne sur laquelle je me trouvais était la plus haute des environs et mon maître m'y envoyait souvent pour me donner des missions ou pour s'informer de mes actes actuels. Je lui devais absolument tout. Mes techniques de combat, mon cosmos, ma précision, ma vie... Je ne savais pas du tout qui il était. Il ne répondait qu'au nom de Maître et jamais je n'avais pu voir ni son visage ni son identité. Ainsi, grâce à lui, j'étais devenue une des guerrières les plus puissantes, hommes et femmes confondus.

Rajustant mon armure de métal céleste renforcée de glace éternelle, je me dérobai de cette vision de torture et de ces étranges réflexions qui pesaient autour de moi et j’attendis encore et toujours. Un frisson parcourut mon échine lorsque je me retournai fixant mon regard sur un haut nuage d’or. Quelque chose arrivait dans ma direction et je n’aurai su dire ce que c’était si je ne le savais pas d’avance. Le petit point noir se rapprocha de plus en plus et je pus distinguer ses formes.

De longues ailes de jais fondaient sur moi. Deux yeux d’un rouge luisant me fixait et un bec d’or claquait d’impatience. Inconsciemment je me sentis tendu. Rejetant mes longs cheveux d’un noir ténébreux, je fixai le corbeau divin se poser devant moi sur la plateforme où je me trouvais. Cette créature avait de quoi être terrifiante, mais l’habitude me permis de garder la tête froide.

Le corbeau commença alors à me parler. Sa voix était toute aussi terrifiante que son apparence. Elle était étonnement forte pour le petit gabarit de l’animal et semblait être constituée de centaines de voix parlant en même temps dans une cacophonie déroutante et stridente. Ma concentration redoubla et j’attendis que l’envoyé des dieux déclare clairement en quoi consistait ma prochaine mission.


« Dame Waltraute,
Félicitations pour votre dernière mission réussie avec brio. L’homme que vous avez tué ne contrecarrera plus jamais nos divins plans.
À présent votre présence est requise pour une autre mission d’assassinat pus différente que la précédente mais aussi plus importante. »


En entendant ces paroles, je ne pus m’empêcher de faire la grimace. Je n’aimai pas me salir les mains en assassinant diverses personnes pour le plus grand bien. Même si par exemple ma dernière mission avait permis d’éviter une guerre sanglante entre deux pays Scandinaves, je ne pouvais m’y résoudre. De plus, la mission était plus importante que la précédente et je ne pus réprimer un frisson d’horreur en pensant à l’éventuel échec de sa mission et de ses conséquences pour moi.

« Vous disposerez de sept ans à compter d’aujourd’hui pour réussir ce que l’on attend de vous.
Passé ce délai, la mission sera un échec et les conséquences seraient désastreuses.
Pour des raisons secrètes, nous ne pouvons vous révéler le but de cette mission ni ce qu’il en découlera ensuite.
Acceptez vous cette mission ? »


C’était bien la première fois que j’entendais chose pareille. Qu’est ce qui pouvait être aussi important pour que le magicien que je servais ne puisse me donner les raisons de cette mission que j’avais déjà accompli des centaines de fois. Cependant je ne pus m’éterniser sur cette étrange mission lorsque le corbeau reposa sa question. D’un signe de tête agacé, j’acquiesçai.

« Bien.
Votre mission consistera à assassiner un guerrier divin du Dieu grec Poséidon.
Il se nomme Nautilus.
Trouvez le et tuez le. Vous avez 6 ans, 364 jours, 23 heures et 58 minutes pour l’accomplir. »



II- La découverte des autochtones


Après ces paroles qui d’un coup faisaient alourdir l’air déjà oppressant autour de moi, le corbeau se désintégra littéralement devant moi. Ses plumes prirent feu et il disparut en un rien de temps. N’y prêtant aucune attention, j’entrepris de mesurer l’ampleur de ma mission. Un guerrier de Poséidon ? Nautilus ? Je me répétait ces quelques mots dans ma tête pour les graver dans ma mémoire.

Il me semblait avoir déjà entendue pareille chose. Les dieux grecs de la Méditerranée possédaient pour seulement quatre Dieux majeurs d’entre eux une armée divine pour les servir. Ces guerriers divins gardaient des sanctuaires et se battaient entre eux pour étendre la puissance de leur maître. On racontait qu’ils étaient très très puissants. Décidément, tout me faisait penser que cette mission ne serait pas de la tarte…

Il fallait me rendre en Grèce, puis je chercherai ce Nautilus et je le tuerai lorsque l’occasion se présentera. Même un guerrier divin ne peut rien contre une guerrière aussi expérimentée que moi. Je l’écraserai comme une punaise malodorante et je reviendrai à Asgard victorieuse ! J’inspectai alors mes deux épées qui m’avaient été données d’un temps qui semblait être une éternité, resserrai étroitement ma cape de fourrure sur mes épaules et appela ma fidèle monture.

Au bout de quelques instants, elle apparut. Ma jument semblait galopée sur un sol dur et invisible. Elle laissait derrière elle de longues traînées de couleurs de l’arc-en-ciel. La puissance du magicien avait transformé une banale jument en une monture digne des Valkyries!! C'est en partie celà qui m'avait convaincu de le servir... Arrivant à ma hauteur, je montai sur ma monture avec agilité et lui murmurai les indications de mon voyage : Cap Sounion, le lieu de résidence principal des marinas, les guerriers de Poséidon.

Le voyage dura quelques jours car la Grèce n’était pas vraiment la porte à côté. Les paysages se succédèrent, inlassablement, devant mon regard émerveillé. Je n’avais eu que très rarement l’occasion de venir dans cette partie du globe. Il n’y avait pas de neige en cette saison et les arbres étaient verts et bien fournis, laissant apparaître des fleurs estivales ou des fruits gorgés de sucre. Le climat était particulièrement chaud comparé à celui qu’elle avait quitté et bien vite il lui fallu enlever sa cape et ses épaisseurs hivernales.

Je fus heureuse lorsque Azur me posa sur le sol à l’abri d’une crique où personne ne pouvait les voir. À contrecoeur, je renvoyai mon compagnon et escaladai la falaise me surplombant. J’arrivai alors sur une place très bruyante et je craignais un instant que ma crique où personne ne pourrait me voir me révèlerai en fait au grand jour pour mon out début de mission. Mais lorsque j’essayai de voir l’endroit où j’avais atterri, je ne pus en distinguer la moindre partie.

Soulagée, je marchai à grands pas à travers la foule qui semblait faire son marché. Petit à petit, les gens commençaient à me regarder, certains avec admiration, d’autres avec étonnement et d’autres avec terreur. Bizarrement, je semblai attirer beaucoup plus de partisans du côté de la gente masculine et certains d’entre eux me sifflèrent puis se turent aussitôt en voyant mon regard noir.

À vrai dire, je ne savais trop que faire. Me camoufler dans les tenues vestimentaires de la région ou bien rester ainsi attirant quelques regards sous mon passage ? Après une longue réflexion, je décidai de rester tel quel concluant que de me changer me coûterait beaucoup d’argent et n’irait pas du tout avec ma façon de combattre. Par contre, il me fallait à tout prix me reposer de ce voyage éprouvant.

Je décidai alors de louer une chambre dans une auberge, ignorant que ma cible sortait en même temps que j’entrai, me regardant avec un regard appréciateur et une envie manifeste. Mais je n’y prêtai aucune attention et m’engouffrai déjà dans le couloir qui m’amenai vers ma chambre où je m’allongeai sur un lit douillet, m’endormant sans avoir enlever aucun vêtement…



III- L’enquête


Alors que je me réveillai, une douce obscurité avait envahi la pièce. Le rayonnement de l’astre nocturne traversait la pièce par une unique fenêtre et la fraîcheur de la nuit s’engouffrait dans l’ouverture. Honteuse de m’être assoupie si vite, je me remis debout et, encore pantelante, j’entrepris de remettre en ordre mes cheveux ébouriffés par ce long sommeil. Lorsque enfin je réussis à dompter cette crinière, je décidai de descendre dans la salle commune de l’auberge.

Cette dernière était quasiment vide ou du moins était-elle vide d’hommes sains et conscients. Je m’approchai alors près du comptoir derrière lequel l’aubergiste, visiblement épuisé, s’occupait à essuyer de la vaisselle récemment lavée. J’eus quelques remords en lui demandant de la nourriture et du vin mais, sans aucune marque d’hostilité, l’aubergiste se mit au travail.

Après quelques minutes où je m’occupai à regarder les autres clients affalés en diverses positions, l’aubergiste déposa sur le comptoir en face de moi un plat copieux et un pichet de vin dont je m’empressai d’engloutir. L’homme me regarda agir avec des yeux ronds et, décidant qu’il valait mieux ne pas attirer l’attention sur moi, je changeai son attention en le questionnant sur ma nouvelle cible.


« Nautilus ?! Pour sûr que je le connais ! C’est un habitué ici ! Malheureusement vous l’avez raté ma ptite dame… Il m’a annoncé qu’il partait au cap Ténare pendant quelques mois. Il est parti… hier je crois… Quand vous êtes arrivé d’ailleurs ! Avec un peu de chance, vous pourriez le trouver au port quêtant un navire en partance du cap. Mais… Vous n’êtes pas là pour l’assassiner n’est-ce pas ? »

Avec mon sourire le plus rassurant que je pouvais lui adresser, je hochai négativement de la tête et engloutissais les dernières bouchées de mon repas. Puis je payai le repas et la chambre, sortant ensuite de la taverne. Quelques minutes plus tard, je me dirigeai à grands pas vers le port, maudissant ma propre faiblesse. Cependant, j’avais une petite idée de ce à quoi il ressemblait. Encore fallait-il le retrouver dans le labyrinthe qu’était le port du Cap Sounon.

Combien de temps allais-je gaspiller avant de le retrouver ? Était-il déjà en route pour Ténare ? Ces questions me trottaient toujours dans ma tête alors que j’observai le moindre indice susceptible de m’avancer. La chance fut-elle au rendez-vous à ce moment-là ? Je n’aurais su le dire cependant, trouver ce marina ne fut pas si difficile…

Mon regard fut attiré par une affiche. La personne qui l’y avait mise était visiblement un marchand cherchant la protection de guerriers en échange d’un voyage gratuit vers le Cap Ténare. Je sautai aussitôt sur l’occasion. Au moins, si je ne le trouvai pas avant le départ de ce marchand, ce dernier me conduirait vers la destination de ma cible et je n’aurai alors plus qu’à l’y attendre et l’y chercher. Ce plan était infaillible, mais j’étais loin de me douter qu’il me conduirait directement à lui…
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MessageSujet: Re: BG de Waltraute   Lun 25 Fév 2008 - 19:20

IV- Combats psychologiques…


L’endroit où je pouvais rencontrer le marchand se trouvait dans une ruelle sombre et délabrée. Des tas d’immondices fleurissaient ici et à dans une véritable puanteur. Elle se trouvait là, l’auberge, le lieu de rendez vous. Retroussant les narines, j’entrai en poussant la porte de bois dans ce qui ce qui semblait être… un palace !!!! Deux grandes statues majestueuses représentant des divinités grecques encadraient l’entrée. Des nombreuses tapisseries de célèbres batailles aux tapis orientaux qui jonchaient le sol, tout semblait respirer la richesse et le luxe sous mes yeux ébahis.

Le marchand semblait avoir plus d’influence que je ne l’avais cru. Émerveillée de ce lieu splendide, je n’avais pas remarqué le petit comptoir derrière lequel se tenait une femme à l’allure butée et stupide. À contrecoeur, je m’adressai à elle :


« Euh… Bonjour ! (temps de pause austère) Pourriez vous me dire où se trouve le marchand Int & Rets s’il vous plaît ?
- Hum… Attendez ici un instant s’il vous plaît… »

Après cet instant qui me semblait être une éternité, elle revint, l’air toujours aussi hautain et supérieur, discutant avec une autre employée du bâtiment qui semblait être son double maléfique de personnalité. Sans prêter aucune attention à moi, elle déposa le livre qu’elle tenait sur le comptoir et continua à papoter, poussant ci et là des gloussements à une réplique qui semblait dénuée de comique.

Je commençai, au bout d’un long moment de silence de ma part, à manquer de patience et décidai de manifester ma présence en me raclant la gorge.Aucune réaction ne vint alors sur le visage de ses pipelettes sans retenues. Misant sur la surdité bénigne, je poussai timidement un petit « s’il vous plaît ? » sonore qui ne valait apparemment pas plus de considération que ma première tentative. C’est à ce moment-là que je perdis patience et que ma colère se manifestait à travers ma force.

Saisissant une de mes deux épées, je l’abattis sur le comptoir, le fendant en deux sous le choc. C’est avec cette manifestation plus violente de ma présence que j’eus enfin quelques considérations. Toutes deux me regardèrent alors avec des yeux noirs et celle que j’avais interrogée ma montra du doigt une porte sur ma droite. Sans aucun remerciement, je partis dans cette direction abasourdie par ces deux mégères inutiles.

Lorsque je poussai ladite porte, un petit comité d’accueil m’attendait autour d’une table ovale.Apparemment, ils étaient en pleine discussion car certains d’entre eux me regardaient la bouche ouverte. L’un d’eux pris alors la parole. C’était un vieillard vêtu d’une robe ample et d’un turban sur la tête. Il était situé à une extrémité de la table.


« Vous avez dû vous tromper d’étages jeune fille. Le recrutement des hôtesses est au 2e…
- Je ne suis pas ici pour cela.
- Vraiment ? Ah ! Dans ce cas, les filles de joie sont recrutées au 1er
- Ce n’est pas pour cela non plus ! Je suis ici pour ça ! dis je en mettant sur la table l’affiche que j’avais décrochée dans un geste violent. »

Jetant un rapide coup d’œil dessus il reprit :

« Vous devez vous tromper… On n’accepte seulement les vrais guerriers… Pas des femmes costumées voulant se faire passer pour des guerriers exceptionnels…
- Des quoi ?!
- Écoutez ma ptite dame… »

L’homme qui venait de parler venait de se lever et s’apprêtait à mettre sa main sur mon épaule lorsque d’un geste rapide, je me saisis d’une de mes dagues accrochées à ma ceinture et la colla contre son coup en lui tirant la tête en arrière avec mon autre main de libre.

« Si vous croyez que vous nous impressionne… »

Le vieux marchant se tut aussitôt lorsque ma dague lui arracha son turban de sa tête avec précision.

« Je… désire… juste… aller… à Ténare… »

Avec difficulté, je retins ma rage qui m’incitait de tous les égorger sur place. Le silence retomba alors puis, après un moment de silence, le marchand dit :

« Et bien ! Marché conclu ! Nous sommes au complet à présent. Nous partirons à l’aube. »


V- La cible


L’aube étant relativement proche, je ne pris aucun repos et je ne me contentai d’attendre à ce palace déguisé que les membres du convoi se éveillent. Puis, après une attente insupportable, je sortis dans la fraîcheur nocturne du port. L’air vivifiant et marin y était agréable et je restai là sans rien faire d’autre que contempler la longue rangée de bateaux amarrés ici et là en une file indienne interminable.

De temps en temps, des bateaux de pêche partaient en mer dès cette heure matinale pour attraper le plus de poisson possible ou revenaient les bras chargés de la pêche nocturne qui allait rapporter gros dès l’ouverture du marché.puis, petit à petit, le soleil commença à poindre, dardant ses jeunes rayons perçants au-dessus de l’horizon maritime. Je fixai alors ce paysage d’une rare beauté, mais fus vite interrompue par le marchand et la troupe qui arrivait, frais d’une petite nuit de sommeil.

C’est alors que je le vis, l’homme que je devais par-dessus tout abattre. Je n’avais, lors de notre première rencontre et très rapide rencontre été frappée par son visage séduisant et sa carrure svelte et musclée. Sa peau légèrement basanée par le soleil luisait sur son torse à moitié nu et rappelait la couleur de ses yeux. Ce visage devait être habituellement agréable à regarder, mais l’expression qu’il prit ne l’avantagea pas.

Avec un regard qui ferait pâlir de nombreuses morues frites, il me regardait visiblement stupéfait de me trouver une nouvelle fois sur sa route. Puis, son regard se transforma tel un caméléon. La surprise se transforma en dévisagement, le dévisagement à l’envi, l’envi à la provocation et la provocation à la drague. Plus surprise que jamais, je décidai de ne pas prêter attention à ma première impression et ignora Nautilus qui déployait son art de séduction le plus pittoresque.

Le marchand qui marchait en tête de file s’approcha de moi et m’invita à cheminer à côté de lui me faisant de brèves présentations des autres membres de l’équipage.

« Surtout ne tombe pas sous les charmes du marina… Il a fait tourner plus d’une tête mais aucune n’a réellement fait le tour de la terre… »

Souriant à cette comparaison incongrue, je m’aperçus que nous venions de nous arrêter devant ce qui semblait être le navire du marchand. C’était un vaisseau de taille moyenne ne pouvant transporter qu’une ou deux tonnes de marchandises en plus de l’équipage. Sans attendre qu’on leur en donne l’ordre, les marins montèrent à bord et s’affairaient déjà pour le départ. Se retournant vers la dizaine de personnes dont je faisais parti et qui restait, le marchand prit la parole.

« Bien ! Vous êtes 9… Vous allez vous répartir en deux groupes : l’un sera en service le jour et l’autre la nuit. 5 pour le premier et 4 pour le deuxième me semble bien. Quand vous aurez fini de vous répartir, l’équipe de nuit pourra aller se reposer. »

Alors qu’il repartait en direction du bateau, je le rattrapai annonçant que je n’aimais dormir et que je pouvais être dans les deux équipes à la fois.

« Et bien soit ! C’est parfait. Le problème est donc réglé… »

Montant à sa suite sans prêter attention aux yeux ronds des autres guerriers, je me mis à l’avant du navire prenant derrière mon dos un arc et une flèche pour faire face au dur voyage qui m’attendait.


VI- Intuition et mauvais signe…


La première partie du voyage se déroula à merveille. Le vent favorable et la mer calme nous faisaient avancer à bonne allure et le marchand ne cessait d répandre sa joie en s’exclamant qu’on avait sans doute gagné plusieurs jours sur notre voyage et qu’on était arrivé à la moitié de la distance entre Sounion et Ténare. Malheureusement, ce gain de temps était ralenti par les nombreuses escales où l’on devait s’arrêter pour reprendre des provisions que le bateau ne pouvait transporter en plus des marchandises.

Pendant ces escales, je ne cessai de suivre ce Nautilus jusqu’à de nombreuses tavernes qu’il visitait. Bien souvent, je dus le ramener sur le navire, ivre mort. Parfois je fus même obligé de lui prêter main-forte contre un petit groupe de mercenaires local qui voulait l’étriper suite à une parole injurieuse. Mais tant que j’étais et qu’il était sous les ordres du marchand, je ne pouvais accomplir ma basse besogne et en étais réduite à le protéger. Mais j’étais loin de me douter que cet ivrogne notable allait me sauver quelques jours plus tard…

Notre beau temps en première partie se transforma en un calvaire en seconde partie. La pluie battait fort et l’on ne pouvait voir plus loin que quelques mètres. Aussi, après quelques jours dans de telles conditions, nous fûmes heureux de revenir au calme. Sans doute étions nous proche de la côte mais la nuit tomba très vite et rien ne venait éclairer cette nuit noir, sans étoiles ni clair de lune.

Comme à mon habitude, je montai la garde sur le bateau observant aux alentours le noir complet qui s’était installé au-dessus de la mer. Puis, alors que j’étais en poste à l’arrière du bateau, un craquement sonore de bois troubla le silence et attira mon attention. Ce son n’était pas venu de notre bateau mais de quelque chose d’autre qui se trouvait derrière nous. Ensuite, rien d’autre ne revint retentir.

Le silence pesant, hormis le clapotis régulier de l’eau contre notre coque s’installa mais alors que je me détournai de ce bruit isolé et étant apparemment le fruit de mon imagination, un bruit de ferraille succéda à son homologue boisé, et, étant beaucoup plus retentissant, il attira l’attention des marins affairés à côté de moi et qui s’immobilisèrent aussitôt avec un regard interrogateur et terrifié.

Cette fois ci, j’étais sure de moi. Je courus alors vers la cabine du marchand pour l’informer que l’on était suivi. Une à une, les lanternes qui permettaient aux marins de se repérer sur le pont furent éteintes et l’on changea de cap en arrêtant notre navire dans cette mer obscure. S’ils se laissaient prendre, nous aurions disparu de leur champs de vision aux premières lueurs du soleil. Dans le cas contraire, ils attendraient à côté de nous et nous attaqueraient s’ils étaient hostiles, dès que cette nuit d’encre anti-combats se soit éclaircie.

Mais je doutais de la réussite de notre plan et nous eûmes l’ordre de se coucher et d’être prêts au combat dès les premières lueurs de l’aube. Malheureusement pour nous tous, j’eus raison et la tension qui nous tiraillait allait davantage augmenter le lendemain…
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MessageSujet: Re: BG de Waltraute   Lun 25 Fév 2008 - 19:24

VII- Le combat


Un soleil presque prophétique se leva le lendemain. Sa couleur rouge sang éclairait les nombreux nuages amoncelés au-dessus de nos têtes et trempait l’atmosphère en un halo rougeâtre. Cette lueur soulignait la blancheur immaculée des voiles surmontées d’un drapeau plus sombre de notre vaisseau ennemi.

Dès que notre ennemi fut visible, on avait mis toutes voiles dehors pour distancer notre poursuivant qui, allégé, nous rattrapait petit à petit. Aucune terre n’apparue à l’horizon et notre désespoir augmenta. En début d’après-midi, tout l’équipage était sur le pont, rêt à défendre chèrement sa vie.

Notre ennemi était à portée de flèche et nos archers respectifs se faisaient face. À vrai dire, étant la seule sachant manier un arc convenablement, nous étions une contre vingt. Mais ce qui aurait pu passer pour un handicap était en fait un avantage. Étant la seule à portée de tir, le groupe d’archers adverses ne cessait de me manquer tandis que un à un ils tombèrent sous mes flèches, pris à la gorge, au thorax ou à la jambe.

Mais tandis que j’abattais mon dernier ennemi, une horde de pillard se précipita sur le pont du navire adverse et envoya de centaines de grappins à l’arrière de notre bateau. Bien sûr, personne ne put monter ainsi sur notre bateau car ce dernier vira de bord et se plaça ainsi en parallèle du vaisseau des pillards.

Ce qui suivit ensuite me déchira les tympans tant le vacarme était assourdissant, mais je ne pus me retourner car je courrai déjà vers le poste de vigie pour tirer sur nos assaillants. Je m’arrêtai cependant à mi-chemin sur l’échelle de cordes et regardai le combat. Les bandits étaient dix fois plus nombreux que nous et notre équipage perdait petit à petit du terrain.

Je remontai alors encore plus vite et une fois arrivée en haut, j’encochai et décochai mes flèches tueuses plus vite que je ne l’aurais cru possible. Un à un, ils tombaient. Cependant notre camp diminuait tout aussi vite. Plus d’une fois, je sauvai l’un d’entre eux, abattant à proximité d’eux nos ennemis.

Puis un grand bruit retentit. C’était une sorte de petite explosion et des corps furent propulsés sur le pont ou vers la mer. Je me détournai donc vers la source de ce vacarme lorsque je vis un Nautilus pris au piège près de la figure de proue combattant une cinquantaine de voleurs à la fois. Bien qu’il se débrouillât à merveille, le cercle des ennemis se resserrait de plus en plus autour de lui et je décidai alors d’éclaircir leur rang tandis que le marina provoquait une explosion d’eau pure et destructrice.

Puis, lorsque le nombre de bandits fut très réduit, je concentrai mon attention sur le marchand pris aux mains des bandits esquivant, feintant et repoussant. Mais très vite, mon attention fut attisée de nouveau en dessous de moi ! Un bruit sourd sous mes pieds retentissait à intervalle régulier tandis que je ressentis une petite secousse.

Je n’avais même pas besoin de le voir pour savoir ce que c’était. L’échelle de cordes étant remontée après mon passage, des bandits munis de haches coupaient petit à petit le mât sur lequel je me trouvai. Je ne pouvais rien faire de plus car ils se protégeaient de mes flèches avec des boucliers.

Soudain, un Crac ! sonore retentit couvrant le bruit des combats et je me sentis basculer dangereusement. Je passai par-dessus la barrière de la vigie et me rapprochai de plus en plus vers le sol. Mais alors que je croyais mourir dans un laps de temps trop court, quelqu’un cria et un flot d’eau se précipita sur moi ralentissant ma chute et me posant en douceur à l’écart des combats.

D’un geste souple, je me remis debout, mes deux épées dans les mains. J’eus à peine le temps d’apercevoir Nautilus, les deux bras levés vers moi se faisant assommer par un pirate. Furieuse d’avoir été mise à bas de mon mât et de voir mon sauveur, mon héros si lâchement agressé, je tournoyai avec grâce sur moi-même tranchant têtes, bras, jambes.

Je n’arrêtai pas de changer de mouvements si bien que personne ne pouvait prévoir mes coups. Mais bien vite, les pillards s’écartaient préférant attendre que la tempête de lames s’arrête. Accroupie au-dessus du corps de celui qui m’avait sauvé la vie toujours dans les vappes, mes lames s’arrêtèrent, tendues à l’horizontale au dessus du sol. Puis, sans cesser de surveiller les bandits qui m’encerclaient, je fixai l’un d’eux qui s’avançait à ma rencontre et qui me lançait un combat à mort.



VIII- Le duel


L’homme qui me défiait était grand et une grande force semblait émaner de lui. Son aura augmentait de plus en plus, en chœur avec la mienne qui en faisait autant. Nul n’aurait su dire combien de temps, on restait ainsi, à se tourner autour, dans un duel de cosmos. Puis, un frisson parcourut mon corps et je sentis mon cosmos entrer en moi en se concentrant dans mes mains.

Saisissant cette arme destructrice, des éclairs jaillirent de mes mains vers mon adversaire qui aurait dû mourir sous le coup. Mais comme je m’en doutais, son cosmos avait bloqué le mien en le protégeant d’un bouclier d’eau. Puis, d’énormes vagues d’eau s’élevèrent de part et d’autres de moi tandis que réagissant aussi vite que je le pus, je créai une tornade qui s’éleva à l’encontre des vagues.

Lorsque les vagues retombaient, j’abandonnai mon cosmos et me lançai vers mon ennemi abattant mon épée contre les deux dagues qu’il avait sorti. Le combat armé s’engagea. Mes deux épées virevoltaient tandis que ses deux dagues contraient. Aucun de nous deux ne pouvait prendre l’avantage l’un sur l’autre.

Les mouvements différaient plus violents que jamais et les parades redoublaient d’intensité. On pouvait presque sentir la tension qui régnait sur le bateau. Rien ne venait perturber le choc de nos 4 lames. Plus aucun résistant de notre navire ne combattait, mais je ne perdis pas espoir pour autant. Je pouvais bien tuer un navire entier s’il le fallait.

Puis, mon adversaire me surprit et me projeta dans ce qui semblait être de l’eau. Mais étrangement, je n’étais pas dans la mer. Il avait créé une sorte de prison d’eau qui s’élevait au-dessus du pont du bateau. Apparemment je ne pouvais pas sortir de cette bulle bizarre mais aussi sûrement que je pouvais y entrer, l’air pouvait me rejoindre.

Je décidai donc de m’immobiliser et de me concentrer. Je pouvais presque saisir cet oxygène qui s’infiltrait et qui me rejoignait dans cette bulle. Bien vite il forma une cavité d’air respirable dans cet océan et je pus enfin user de mes poumons. Puis lorsqu’il y eut suffisamment d’air, je le repoussai contre la paroi solide de ma prison avec une telle pression qu’elle explosa, répandant son contenu sur le pont.

Je pus enfin prendre conscience de ce qui se passait en dehors de ma bulle aquatique. Je vis mon ennemi qui me tournait le dos et la foule des pirates qui poussait des cris de joie qui s’évanouissaient à ma vue. Je vis aussi le corps inerte de Nautilus qui était traîné par un pirate qui allait bientôt regretter ce geste.

Levant les mains vers lui, je concentrai mon cosmos et lui envoyai mes foudres de colère qui le tuèrent sur le coup laissant retomber sa proie. Enchaînant sur mon adversaire qui venait de se retourner, mes éclairs vinrent frapper une fois de plus son enveloppe d’eau qui le protégeait. Mais cette fois ci je ne l’entendait pas de cette façon.

Alors qu’une main continuait de lancer de la foudre, mon autre main attirait vers elle tout le vent derrière mon ennemi qui petit à petit était poussé vers son bouclier d’eau. Plus le vent se faisait fort et plus mon ennemi glissait. Au bout d’un moment, le vent se faisant trop violent, mon ennemi fut projeté contre son bouclier d’eau et fut animé de spasmes violents.

Abandonnant mon vent, je saisis de ma main libre mon épée et m’avançai lentement vers mon ennemi. Puis, arrivé au plus près de mon adversaire je lui tranchai la gorge provoquant de grands frissons sur ceux qui regardai. Mais je n’eus pas le temps de me délecter de ma victoire car un grand coup vint me frapper sur la nuque me faisant par la même occasion perdre conaissance.



IX- Prison et liberté


Le soleil était beau, l’air chaud et j’étais là, étendue sur l’herbe fraîche à profiter de la brise matinale qui venait fouetter mon visage. Le coulis d’une eau proche et les chants des oiseaux émerveillaient mes oreilles. Un merveilleux goût de fraises délicieuses était accroché à ma bouche dans une saveur innommable. Nautilus avançait vers moi, torse nu. Il était comme baigné d’une lumière douce.

Puis on me secoua sans que j’en sache pourquoi. On prononça mon nom, on me secoua de plus en plus et de plus en plus fortement et… Je me réveillai. Pestant contre celui qui m’arrachait de mon rêve, j’ouvris les yeux sur le vrai Nautilus qui fut soulagé de me voir encore bouger. Tout mon corps me faisait souffrir et c’est avec un extrême effort que je me relevai.

Autour de moi, cinq personnes environ me regardaient fixement. Apparemment nous étions les derniers survivants de tout l’équipage et nous étions fait prisonniers. Dans le lot de prisonniers, je reconnus le vieux marchand qui nous avait engagé et qui semblait dans un piteux état. Il y avait aussi nautilus et deux autres mercenaires, un blond et l’autre brun. Enfin, un unique marin avec une plaie au ventre était le seul représentant de l’équipage du marchand.

Pas de doute, nous avions tous vécut une bataille violente. Ça se voyait sur tous les visages et je ne doutais pas que j’en faisait également partie. Mais alors que j’ouvrai la bouche pour poser toutes mes questions qui me brûlaient les lèvres, une porte s’ouvrit à la volée avec fracas.

Un homme richement vêtu s’avança, l’air encore plus maléfique que tous les pirates qui nous avaient attaqués. Lorsque son regard se posa sur moi, un large sourire démoniaque s’élargit sur ses lèvres et il me détailla de haut en bas. Puis il s’adressa directement à nous :


« Qui êtes-vous et que faisiez-vous en mer ?
- Nous étions en voyage commercial pour Tenare, on vous l’a déjà dit !!!
- Très bien ! Si vous le prenez ainsi… On va vous faire avouer… Amenez-moi la fille ! »

Les gardes qui se trouvaient derrière lui s’avancèrent vers la cage de la prison. Je me raidis subitement et me précipitai à l’opposé de la porte de la cellule. Nautilus lui s’était au contraire avancé et se tenait à présent face à la porte bloquant l’accès à l’intérieur de la cellule.

« On vous a dit tout ce que vous vouliez alors bah les pattes !!
- Vous nous avez menti !! Je veux savoir pourquoi un marina et une ange s’allient pour partir à Ténare !
- Une… Une… Ange… ? »

Tous se tournèrent leur regard surpris vers moi. Je me sentais aussi interloquée qu’eux et ne pus rien dire tant la chose était ahurissante. Mais Nautilus se reprit très vite et dit :

« Ce n’est pas une ange, triple buse ! C’est ma femme !
- Vraiment ? Et bien ta charmante petite femme nous servira à épancher notre soif… Prenez là !
- Nooooon !!!! »

Bien vite, je paniquai. Sans mes lames, je me sentais vulnérable. Avec un regard de mélancolie, je regardai celles-ci à quelques pas en dehors de la cage. Et puis ils étaient armés et leur chef devait connaître les secrets du cosmos à la vue de l’aura qui l’entourait. Mais Nautilus resta debout, stoïque devant des gardes qui avaient brandi leur lance.

« Vous allez le regretter ! Ne la touchez pas sinon je vous… »

Le bateau s’était soudainement arrêté sur place. Son habituel roulis sur l’eau avait cessé. Puis on entendit des cris et des explosions. Sans prendre la peine de refermer la cellule, le chef et les gardes se précipitèrent sur le pont.

« Venez ce sera notre seule chance !! »

Les prisonniers précédés de nautilus se ruèrent hors de leur cellule et récupérèrent tous leurs biens. Puis tous sortirent sur le pont à la suite du chef et des gardes. Restant toujours à proximité de Nautilus, j’émergeai à l’air libre terrifiée par la vision d’horreur qui s’offrait à moi.

Des tentacules géantes jaillissaient de partout emportant hommes, marchandises volées et morceaux de bateau. J’entendis quelqu’un à proximité qui s’écriait :


« Le Kraken !!! »

La panique me saisit en même temps que mes compagnons. Même dans les pays scandinaves, tout le monde connaissait et craignait le kraken. Cette bête immonde au service de Poséidon détruisait tous les bateaux qui passaient sous son étreinte les attirant dans les profondeurs de la mer. Puis, sans que je ne sache ce qui se passait, quelque chose m’agrippa et me tira vers la mer. L’eau de la mer, plus froide que je ne l’aurais imaginée, fut pour moi, en cet instant, un synonyme de mort…
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MessageSujet: Re: BG de Waltraute   Lun 25 Fév 2008 - 19:24

X- Dispute et réconciliation


La chose resta agrippée à mon bras en une étreinte de fer. Elle m’accompagna vers le fond puis elle me remonta vers la surface. Aspirant l’air nouveau qui s’offrait à moi, je vis la main de Nautilus qui relâchait son étreinte et qui commençait à nager en direction de la côte qui était visible. Remerciant tout l’Asgard d’avoir été si clément, je nageai derrière lui en direction de l’horizon.

Cette petite virée fut très pénible car très longue tandis que le froid de l’eau paralysait petit à petit mes muscles. La distance que l’on parcourait était beaucoup plus longue de toute celle que l’on pouvait mesure à premier abord et la nage en fut encore plus démoralisante. Mais à force de douleurs et de souffrances, nous parvînmes à poser un pied sur la plage, la douce terre ferme.

Alors que je me laissais rejeter par les vagues, Nautilus se remit debout et s’éloigna à grandes enjambées sans me dire un mot. Soupirant de fatigue et de surprise, je me lançais à sa poursuite, déstabilisée par ce changement d’attitude à mon égard. Bien vite je le rattrapais en le hélant. Toujours sans un regard pour moi, il me dit avec une rage contenue :


« Pars d’ici ! Suis ton chemin et je suivrai le mien !
- Mais… Qu’est ce qui t’arrive ? Je vais à Ténare et moi aussi. Alors pourquoi se séparer ?
- Je ne veux plus te voir ! Tu m’entends ? Vas t’en ! Et dire que j’étais…
- Que tu étais quoi ?!! Et puis qu’est ce que j’ai bien pu te faire ?
- Tu m’as dupé ! Voilà ce que tu as fait !! Tu es une espionne des anges et tu m’as séduite pour passer nos défenses ! Mais qu’est ce que je suis naïf !!!
- Je t’ai séduit ? Moi ? Tu te moques de moi ? C’est toi qui m’as dragué !! Et puis je ne suis pas une ange ! Je suis une… Une… »

Il s’arrêta net et me regarda en face. Ce brusque changement manqua de me faire tomber mais je continuai à écouter ce qu’il me disait :

« Et tu es quoi ?!!
- Je suis… Je suis… Une femme qui…
- Non sans blague !! Je ne l’aurais jamais cru possible !! »

À ce moment-là, mon désespoir augmenta.Rien n’était plus difficile que le dilemme dans lequel je me trouvais. Soit je lui révélais tout et ma mission que j’avais totalement oubliée allait être en péril ou soit je me décidai à lui mentir, prenant le risque de ne plus jamais le revoir. Et puis il y avait ce quelque chose en moi qui me poussais à tout lui révéler et à me jeter dans ses bras pour l’embrasser. L’un comme l’autre était déroutant et je ne pus rien dire. Mais lorsque Nautilus repartit, impatient et encore plus furieux, je le rattrapai vivement.

« Attends !!... Je ne suis pas une ange parce que je ne viens pas d’ici… (Nautilus s’arrêta net)
- Tu ne viens pas d’ici ?!! Comment ça ? Tu n’es pas grecque ?!!
- Non je suis slave…
- Slave ? Tu… Tu viens du nord, c’est ça ? D’Asgard ? C’est encore pire qu’une ange !!! »

Exaspérée et désespérée je répliquais :

« Et… Et je veux devenir marina… C’est pour cela que je veux aller à Ténare !! On m’a dit qu’il y avait une défense de marinas là-bas…
- Tu veux devenir une Marinette ?!!
- Une quoi ?
- Peu importe !! C’est génial !! Mais tu n’y est pas du tout… C’est à Sounion qu’il faut aller !! Tu étais à deux pas avant de partir ! Je vais t’y accompagner ! et tu vas voir mon maître aussi !! For-mi-da-ble !! »

Rassurée de le voir changé totalement, je n’en restai pas moins blanche. Mon malaise avait même cru : j’avais renié mes origines de guerrière du grand Nord… Je devais être déchue de mon rang en ce moment même et rien ne pouvait plus m’affecter. Mais le seul point positif dans tout cela c’était que je n’avais plus à assassiner Nautilus et que je pouvais laisser libre cours à mon imagination… Ou mes sentiments… Peut-être était-ce le plus important finalement.

« Allez en route !! Sounion n’est pas à côté et on n’a plus de bateau mais… Je suis sûr que je pourrais m’y rendre les yeux fermés !! et dire que je doutais de toi !! Tu ]es vraiment… »

Il ne finit pas sa phrase rougissant un bref instant puis reprit son grand sourire et m’entraîna à sa suite. Le voyage risquait d’être… Mouvementé…


XI- C’est beau l’amour !!


Le trajet fut relativement long. Si l’on comptait au niveau des distances, il nous avait fallu plus d’une semaine et demie pour être à vue du cap. Mais si l’on comptait au niveau de l’ennui, Nautilus déversait un tel flot de paroles que nul ne pouvait avouer s’ennuyer et que le voyage était long. Moi, je ne disais rien. J’étais comme hypnotisée par ces paroles. J’étais heureuse avec lui et rien ne pouvait plus compter à présent.

Il fallait absolument que je lui dise mes sentiments envers lui et que je sache s’il les partageait avec moi. C’est ainsi qu’un soir, je pris mon courage à deux mains. Il m’avait fallu une extrême force pour m’arracher de son récit de combat avec une tortue géante et j’essayai de trouver un moyen d’introduire joliment et poliment ma question.

Mon regard croisa celui d’un corbeau au loin et mon cœur faillit s’arrêter. Mais, soulagée, je vis que ce n’était qu’un corbeau banal sans aucun œil rouge rang qui brillait. Nautilus, quant à lui, continuait son récit avec une rare ferveur en mimant presque les gestes du combat. Souriant, je me levai de ma place actuelle sous prétexte d’entretenir le feu qui ronflait.

Puis, terminant cette tache illusoire, je vins m’asseoir sur le tronc sur lequel il se trouvait, toujours aussi passionné par son histoire.


« Tu ne peux pas imaginer Wal !! C’était une horreur ! Presque aussi grosse que le tronc sur lequel on est et…
- J’imagine très bien… Dis… J’aimerais te parler… Je peux ?
- Mais… Bon d’accord vas-y ! Je suis trop bavard je sais…
- Désolé je ne voulais pas… Mais j’aimerais… J’aimerais savoir si… Si… Si tu éprouvais quelques sentiments à mon égard…
- Des sentiments ? Quelle sorte de sentiments… ?
- Et bien… Tu vois ?... Comment dire… ? est ce que par hasard… Tu m’aimes ?
- Hein ?!! »

Nautilus se tortillait dans tous les sens, rougissant à vue d’œil. Moi même, je sentis une chaleur me monter à la tête< ; Cette vision était horriblement gênante et je sentis mon cœur battre la chamade tandis que je détournais les yeux de Nautilus.

« Parce que moi… Je… Je… Je crois… Que je t’aime… »

Je fermais alors les yeux, angoissée de la réponse qui allait suivre et qui mettrait peut-être fin à notre amitié. Mais tandis que la réponse semblait suspendue dans une éternelle lenteur, une main se posa sur mon bras et une voix venant d’outre-tombe s’éleva dans les airs.

« Je pense que… Moi aussi… »

Quelque chose d’inconnu explosa en moi. De la joie, de l’excitation, tout se mélangeait en moi. Cette même sensation me poussa à enlacer Nautilus et à l’embrasser. Plus intense que jamais, mon amour s’exprimait et s’exposait au grand jour tandis que nous glissions du tronc dans une étreinte passionnée où nos deux cœurs s’exprimaient à l’unisson pendant une bonne partie de la nuit.

CENSURE

Le lendemain matin, l’agréable caresse d’une main douce et familière dans mes cheveux me ramena à l’instant présent. La formidable nuit qui venait de passer avait dépassé mes rêves les plus fous et à présent, j’étais dans les bras de celui que j’aimais. Le soleil était déjà haut dans le ciel et nautilus me regardait amoureusement en me caressant les cheveux.D’un geste endormi, je me levai et tentais de me rhabiller en regardant Nautilus faire de même et en ne ratant pas une miette du spectacle.

La deuxième partie du voyage se passa encore plus agréablement que la première et tous deux étions aux anges, enfin si je puis dire… Mais malheureusement, tout voyage, aussi agréable soit-il, a une fin et nous arrivâmes au Cap Sounion. Étrangement, nous n’allions pas au cœur même du Cap ni même vers le sanctuaire. On allait vers une haute falaise dont les vagues s’y écrasaient avec sonorité.

Arrivé près du bord, Nautilus m’entraîna à sa hauteur et me regarda fixement. A ce moment-là, j’eus envie de l’embrasser mais je contrôlai ma pulsion, écoutant ce qu’il avait à me dire.


« Voilà ! C’est ici que tu vas devenir marina… Si tu as la volonté, rien ne t’empêchera de réussir cette épreuve. Si tu es prête, plonge dans le tourbillon et réussis l’épreuve. Je t’attendrai de l’autre côté. Bonne chance !
- À tout à l’heure !! »

Cédant à la tentation, je l’embrassais puis me tournais vers le tourbillon qui vrombissait en dessous. Puis je décidais enfin à sauter. La chute était vertigineuse, mais je sus que quelque chose n’allait pas car lorsque j’allais toucher le tourbillon, celui-ci disparut. Je perdis alors connaissance lorsque je touchais violemment la surface de l’eau.
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MessageSujet: Re: BG de Waltraute   Lun 25 Fév 2008 - 19:34

Sad magnifique réçit mademoiselle, j'ai pas souvent vu de bg comme cela, tu ne devrais pas avoir de prob pour être validée par les responsables, on se revoit sur le jeu Very Happy
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MessageSujet: Re: BG de Waltraute   Lun 25 Fév 2008 - 19:54

Embarassed Merci amiral!!!

Normalement il faut juste que l'on me donne les accès Smile
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MessageSujet: Re: BG de Waltraute   Lun 25 Fév 2008 - 22:21

WALTINETTE!!!!!Enfin! Mr.Red

Pressé de te voir dans les parties privées Wink

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MessageSujet: Re: BG de Waltraute   Lun 25 Fév 2008 - 22:24

Waltinette??? Ca me fait penser à trotinette... J'aime pas du tout ce surnom Evil or Very Mad

Par contre Walti j'aimais bien Very Happy

Mais merci de me souhaiter la bienvenue Wink
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MessageSujet: Re: BG de Waltraute   Mar 26 Fév 2008 - 6:52

Accès donnés, encore bienvenue Waltraute Smile

P. S. Merci de ne pas flooder dans ces topics: seuls les Amiraux de l'accueil et de la formation, les oracles et la personne arrivant devraient y poster.

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MessageSujet: Re: BG de Waltraute   

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